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3. Lieux étranges

  • NON, la théorie de l'avalanche n'a pas résolu tout le mystère du col Dyatlov !

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    Depuis quelques jours, la Toile frémit après la publication d'une étude helvétique qui apporte du poids à l'hypothèse de l'avalanche pour expliquer ce qui reste aujourd'hui le plus grand mystère sans doute de l'ère soviétique.
    On va voir que cet effet d'annonce, amplifié par des médias toujours plus affirmatifs que les autres, n'apporte pas toutes les réponses à cette énigme vieille de plus de soixante ans.. loin s'en faut.

    Rappel du contexte 

    Dans la nuit du 1er au 2 février 1959, sur le mont Kholat Syakhl, dans une région retirée du nord de l'Oural, neuf randonneurs à ski trouvent la mort dans des circonstances très étranges. Ont-ils été victimes d’une simple avalanche ou d’«une force irrésistible inconnue» comme il est noté dans le rapport officiel ?
    Je ne reviens pas ici sur la totalité du dossier que j'ai largement développé en 2014 dans mon livre "Dossiers Inexpliqués" (chap. 4, pp. 71-97) en un temps où cette affaire n'était pas aussi médiatisée que maintenant. 

    Avant de questionner l'étude suisse, il importe cependant de revenir sur trois volets du dossier :

    1. La découverte des corps

    Sur les flancs du mont Kholat Syakhl, l'équipe de secours qui arrive sur le site le 26 février (soit plus de trois semaines après le drame) va faire des découvertes aussi macabres qu’incompréhensibles.
    Tout d’abord, les sauveteurs trouvent le campement abandonné et constatent que la tente est gravement endommagée, comme déchirée depuis l’intérieur. Mais les effets personnels de l’équipe sont toujours là. Du camp partent des empreintes de pas (bottes, chaussettes et même pieds nus !) qui montrent que les membres de l’équipe ont fui dans la plus grande précipitation.
    Les secouristes suivent ces traces jusqu’à la lisière d’un bois, situé de l’autre côté du col, à environ 1,5 kilomètres au nord-est.
    À partir de cet endroit, les empreintes s’évanouissent, effacées par la neige. Mais non loin de la lisière, sous un grand sapin, les secours repèrent les restes d’un feu de camp et deux corps inertes. Ce sont ceux de deux des membres de l'équipe, Krivonischenko et Dorochenko. Les deux hommes sont déchaussés et portent seulement leurs sous-vêtements !
    Sur le sapin, les secouristes remarquent des branches cassées jusqu’à une hauteur de cinq mètres environ, ce qui laisse supposer que l’un des malheureux a tenté d’y grimper.

    En revenant sur leurs pas vers le campement, les sauveteurs trouvent trois nouveaux cadavres : à 300 mètres du sapin, gît sur le dos le corps d'Igor Dyatlov. Le chef de l’expédition, dont le visage est tourné vers le camp, est habillé mais ne porte pas de chaussures. Il serre encore dans sa main une petite branche de bouleau.
    Environ 180 mètres plus loin, toujours en direction de la tente, c’est au tour de la dépouille de Zina Kolmogorova. Elle aussi est déchaussée.
    Puis, encore 150 mètres plus loin, le corps de Slobodine. Son crâne est fracturé, son pied gauche est nu alors que son pied droit, enfilé dans une botte de feutre, porte quatre chaussettes !

    Selon la position des corps et leurs brûlures aux mains, il semble que les randonneurs étaient en train de ramper, usant leurs dernières forces, dans l’ultime espoir de regagner le campement. Quatre membres de l’équipe manquent encore à l’appel…

    Dès la découverte des cinq premiers corps, une première enquête commence. Les médecins légistes sont vite formels : les victimes sont toutes mortes d’hypothermie. Certes, Slobodine a le crâne fracturé, mais cette blessure n’a pas causé sa mort. 


    Deux longs mois plus tard, le 4 mai 1959, on découvre enfin les quatre derniers corps, ensevelis sous quatre mètres de neige, dans un ravin à l’intérieur du bois, à 75 mètres environ du pin de la première découverte. Trois d’entre eux sont cependant décédés de mort violente. Thibeaux-Brignolles, qui a subi une fracture du crâne, repose dans les eaux d’un ruisseau tandis que Kolevatov et Zolotariov sont allongés l’un contre l’autre. Zolotariov a la cage thoracique enfoncée et n’a plus d’yeux.
    Quant à Lioudmila Dubinina, retrouvée à genoux face au ruisseau, elle a subi également de graves fractures à la poitrine et sa langue a été arrachée !

    2. L'enquête officielle

    En 1959, seules quelques parties de l’enquête sont rendues publiques. Les journalistes qui suivent le dossier font leurs choux gras avec quelques rares éléments : les morts par hypothermie, l'absence d'autres personnes dans les environs, la tente déchirée de l'intérieur, la mort des victimes six à huit heures après leur dernier repas et les empreintes de pas qui montrent que tous les membres du groupe sont partis à pied de leur plein gré. 
    Ce qui intrigue les médecins légistes : les corps ne présentent aucune blessure externe, comme s'ils avaient enduré une très haute pression. Selon le docteur Boris Vozrojdenny, seule une très grande force, comparable à celle subie lors d’un accident de voiture, peut infliger de tels dégâts corporels. Impossible que ce soit un humain car «la force des coups était trop grande et les parties charnues n'ont pas été endommagées».

    Par la suite, des rumeurs persistantes vont faire état de hautes doses de contamination radioactive sur quatre corps. Aucun document contemporain du drame n’y fait référence, seulement des documents plus tardifs, ce qui fait douter de l'authenticité de cette donnée. Il ne faut pas oublier non plus que deux des randonneurs faisaient des études justement dans l'industrie nucléaire, ils avaient passé du temps dans des centres nucléaires et il n'est donc pas exclu qu'une partie de leurs vêtements aient conservé une dose de radioactivité.
    De même, les proches des victimes vont raconter avoir constaté, avant les funérailles, deux anomalies physiques sur les corps : leur peau présentait un hâle rouge orangé anormal et leurs cheveux, une coloration grisâtre. Qu’est-ce qui a pu provoquer de telles altérations physiques ? 

    L’enquête officielle est vite bouclée : dès mai 1959, les autorités soviétiques referment le dossier en raison de l’«absence de partie coupable». Le rapport de Lev Ivanov, qui a dirigé les investigations, tient en une formule : c’est une «force irrésistible inconnue» qui a causé la mort des neuf randonneurs ! 
    Comme l'information est aux mains du pouvoir, la population doit se contenter de miettes et les gens au courant ne questionnent pas ces conclusions pour le moins surprenantes. Tous les documents sont stockés dans un fonds d’archives secret et la zone du drame est interdite aux skieurs et randonneurs durant trois ans.

    3. Les hypothèses

    Certains affirment en avoir listé plus de 70. Personnellement, j'en ai relevé une quinzaine et c'est déjà beaucoup ! 

    >> L'avalanche
    'explication la plus plausible et la plus rationnelle, c'est la coulée de neige mortelle. C’est l’explication préférée des sceptiques qui constatent que l’histoire s’est déroulée dans l'Oural, en hiver et sous la neige, donc rien de mystérieux : c’est une coulée de neige qui aurait surpris l’expédition Dyatlov en pleine nuit.

    Sous l’effet de la panique, les neuf randonneurs auraient fui le campement dans le noir et la précipitation, incapables de s’habiller correctement. Pour s’échapper plus vite, les campeurs auraient déchiré leur tente depuis l’intérieur. Un premier groupe se serait regroupé près du bois et aurait tenté d’allumer du feu. Slobodine aurait tenté de grimper à un arbre pour attraper du bois, mais aurait chuté, se blessant mortellement. 
    Dyatlov et Kolmogorova, tétanisés par le froid, auraient décidé de retourner vers le campement, mais seraient morts en chemin d’hypothermie.
    Quant aux membres de l’autre groupe, Thibeaux-Brignolles, Dubinina, Kolevatov et Zolotarev, rendus aveugles par l’obscurité, ils seraient tombés dans une ravine et, pris au piège, voire blessés, auraient fini par succomber l’un après l’autre. 

    Ce qui expliquerait pourquoi Zolotarev portait le manteau en fausse fourrure de Dubinina et le pied de celle-ci était enveloppé dans un morceau du pantalon de laine de Krivonichtchenko, peut-être dans une tentative pour garder la chaleur. Mais personne ne peut expliquer pourquoi Thibeaux-Brignolles portait deux montres au poignet, l'une indiquant 8h14, l'autre 8h39…

    Cette théorie s’avère rassurante pour l’esprit, mais elle se heurte à quelques contradictions sur le terrain : le danger d’avalanche dans la région de l’incident n’est pas si fréquent, le mont Kholat Syakh n’est pas très élevé et ses pentes ne sont pas vraiment raides. De plus, le journal du groupe fait état d’une couverture neigeuse relativement mince. Cela dit, qu’une couche de neige se détache et glisse vers le campement n’est pas impossible. Elle aurait piégé les randonneurs dans leur tente, les obligeant à en découper la toile pour sortir.  
    Mais curieusement on a du mal à imaginer qu’une simple avalanche ait pu terrifier à ce point neuf personnes pour qu’elles s’enfuient par -20°C sans prendre le temps de se vêtir chaudement… Les randonneurs étaient très expérimentés et savaient parfaitement qu’ils avaient bien davantage à redouter du froid glacial que d’une avalanche.
    À moins qu’il ne s’agisse d’une coulée de neige gigantesque, amplifiée par des rafales de vent. Mais dans ce cas, les neuf touristes n’auraient pas eu le temps de prendre la fuite et leur campement aurait disparu sous des mètres de neige…
    Or, la comparaison entre les dernières photos prises par l’équipe le 1er février et celles prises par l’équipe de sauvetage le 26 février montre que la hauteur de neige est demeurée presque la même…

    Notons qu'en 2015, un comité d'enquête de la Fédération russe (ICRF) a rouvert le dossier et a conclu en 2019 que la cause la plus probable de l'incident était une coulée de neige. Cette même année, le bureau du Procureur général de la Fédération de Russie a repris les résultats de l'enquête et a mené ses propres recherches pour parvenir, en juillet 2020, à la même conclusion que l'ICRF.
    L'une conme l'autre de ces enquêtes n'a pas fourni d'explications scientifiques aux principaux contre-arguments et a donc laissé vivace la recherche des causes du drame. En 2019, une expédition suédo-russe a contesté les conclusions de l'ICRF, proposant que le facteur premier était l'impact de vents catabatiques. Les vents catabatiques (du grec "katabatikos", qui descend la pente) sont des vents gravitationnels produits par le poids d'une masse d'air froid dévalant un relief géographique.

    >> Les autres hypothèses
    Je reviendrai sur l'hypothèse de l'avalanche, au coeur de l'étude helvétique évoquée plus haut. Mais à supposer que ce ne soit pas la véritable cause, quelles seraient les autres hypothèses possibles ? 

    - Un autre phénomène naturel : oui mais lequel ? Il n'a pas neigé la nuit du drame, mais les vents ont peut-être été très violents. On a parlé d'infrasons ayant pu créer une panique incontrôlable au sein du groupe, mais sans preuve scientifique convaincante.
    - Une attaque animale : que ce soit un ours, une meute de loups ou... un Yéti, aucune trace autre que celles des randonneurs n'a été retrouvée sur place.
    - Une intervention humaine extérieure : de même, aucune trace d'agression humaine (par la peuplade locale des Mansis, par un groupe de prisonniers échappés du goulag ou par les militaires soviétiques) n'a été décelée, aucun effet personnel n'a disparu de la tente.
    - Une cause interne au groupe : il a été question d'une rixe entre les randonneurs, d'une intoxication alimentaire, d'alcoolisme.. Mais aucun élément probant ne vient soutenir ces hypothèses. Reste la possibilité d'un coup de folie de l'un ou plusieurs des randonneurs, entraînant leurs compagnons hors de la tente dans le froid intense. Des études scientifiques ont montré que dans certaines circonstances, une personne convaincue qu'il faut fuir peut s'ériger en leader et entraîner des proches à sa suite...
    - Autre chose : on aborde là les hypothèses les plus paranormales, depuis l'apparition des esprits du "mont des neuf cadavres" (comme l'ont baptisé les Mansis avant le drame !) ou l'observation effrayante d'une boule de feu ou d'un ovni... Même si ce sont les plus improbables, on ne peut pas les écarter, ne serait-ce que parce que les victimes auraient pu faire l'objet d'hallucinations ou d'une mauvaise interprétation d'un phénomène explicable.

    L'étude helvétique

    Les travaux de deux chercheurs, Johan Gaume (qui dirige le Laboratoire de simulation des avalanches à l’École polytechnique de Lausanne) et Alexander M. Puzrin (spécialiste en géotechnique à l’École polytechnique de Zurich), viennent relancer aujourd'hui l'intérêt sur le dossier Dyatlov. Intitulée "Mechanisms of slab avalanche release and impact in the Dyatlov Pass incident in 1959", leur étude a été publiée le 28 janvier 2021 par la très sérieuse revue scientifique Nature.
    Je vous invite à la consulter en cliquant sur ce lien 

    Photo tente.JPG


    Dans cette étude, les deux experts ont bâti un modèle d’analyse d’avalanche de plaque dans les conditions environnementales de l’endroit.
    Leur analyse suggère qu’une combinaison de facteurs a déclenché une avalanche à retardement, qui a surpris les jeunes dans leur sommeil, par des températures avoisinant -25 degrés Celsius. 
    Les randonneurs ont installé leur campement, en creusant une plateforme pour leurs tentes, sur une couche de neige fragile. Pendant la nuit, les vents catabatiques ont accumulé de la neige sur la plaque au-dessus. L’avalanche a pu se déclencher alors entre 9,5 et 13,5 heures après l’installation du bivouac, alors même que la pente du mont n'était pas très raide. Et une masse de neige de la taille d'un SUV aurait pu tomber sur la tente des randonneurs...
    Les deux scientifiques ont aussi procédé à des simulations des blessures infligées, en prenant en compte le fait que les randonneurs étaient allongés quand l’avalanche est survenue, et ils ont trouvé qu’elles s’accordaient avec les rapports d’autopsie.

    Ce que j'en pense

    Au risque d'en surprendre certain(e)s, je ne vais pas contester l'étude de Gaume et Puzrin. D'abord parce que je n'ai pas la légitimité ni les connaissances scientifiques pour questionner leurs travaux. Ce sont des spécialistes incontestés du domaine abordé qui ont suivi toutes les règles d'une publication scientifique et qui l'ont publiée dans une revue peer to peer réputée. S'il plaît à d'autres d'aller vérifier leurs calculs, je serais preneur de leurs constatations. Je n'ai pas la compétence pour analyser leurs formules mathématiques.

    Par ailleurs, les deux scientifiques ont l'humilité (et c'est tout à leur honneur) de reconnaître qu'ils n'ont pas élucidé le mystère du col Dyatlov. ils le disent à plusieurs reprises dans leur étude et l'ont répété également à l'AFP : "Plusieurs parties du mystère du col de Dyatlov ne seront jamais éclaircies, parce qu’il n’y a pas eu de survivants», selon Johan Gaume qui dit "s'être senti comme des détectives" » avec son collègue, mais insiste sur le fait qu’ils ne prétendent pas avoir pour autant résolu tout le mystère du col de Dyatlov, une affaire qu'ils ont d'ailleurs découvert récemment.

    Ce qui m'exaspère, en revanche, c'est la manière dont la plupart des médias (qui sont le plus souvent dans l'ignorance totale de cette affaire) ont dénaturé non seulement l'étude suisse, mais également la dépêche de l'AFP en titrant de manière péremptoire que le mystère Dyatlov est enfin résolu !
    Ah bon ? Parce que le fait de renforcer la thèse de l'avalanche éclaircit complètement les circonstances du drame ? Eh bien non ! Le souci, et je le vois venir, c'est que ces articles aux titres "définitifs" vont rester en ligne ad vitam aeternam, et qu'il faudra s'employer à l'avenir pour dire que non, on ne sait pas complètement ce qui s'est passé dans la nuit du 1er au 2 septembre 1959.

    Je n'ai aucun problème pour envisager que c'est bien une avalanche qui est à l'origine de la mort tragique de neuf randonneurs, mais il manque encore les éléments pour décrire le scénario du drame dans sa totalité :
    - Que s'est-il passé dans la tente ? Qui a décidé le premier de déchirer la tente de l'intérieur et de fuir sans prendre le temps de s'habiller correctement ? 
    - Pour quelle raison précisément les randonneurs ont-ils fui ? Parce qu'ils ont entendu le bruit d'une avalanche, parce que la neige est tombée sur la tente ou parce que les vents très violents les ont effrayés ?
    - Est-ce que tout le monde est sorti plus ou moins indemne ou bien certains ont-ils été blessés dans la tente ? Aucune trace n'indique que des randonneurs ont porté ou traîné des compagnons blessés.. Les deux scientifiques suisses reconnaissent eux-mêmes que les fractures internes constatées par les médecins légistes ont pu être faites plus tard dans la forêt.
    - Si certains des randonneurs ont été blessés dans la tente, pourquoi ne sont-ils pas tous restés groupés et pourquoi, au contraire, les a t-on retrouvés disséminés dans les environs ?
    - Si une couche de neige est tombée sur la tente, pourquoi ne la voit-on pas sur les photos des secouristes ? Et pourquoi n'est-elle pas mentionnée dans le rapport d'enquête ? Les photos d'après le drame montrent la tente affaissée, recouverte d'une mince couche de neige qu'on a du mal à considérer comme les restes d'une avalanche.
    - Si c'est une avalanche qui a causé le drame directement ou indirectement, pourquoi les autorités russes n'ont-elles pas conclu à l'époque en ce sens ? Cela aurait permis de classer l'affaire comme un simple accident de montagne et d'enterrer l'histoire une fois pour toutes.
    - De même, si c'est toujours une avalanche la cause majeure, pourquoi les randonneurs ne sont-ils pas retournés vers la tente, une fois le danger passé ? Pourquoi ont-ils essayé plutôt de faire un feu de camp ? Mais s'ils ont voulu allumer du feu, c'est donc qu'ils ne se cachaient pas ?
    - Pourquoi l'un des randonneurs a-t-il tenté de grimper à un arbre ? Pour casser des branches et faire un feu ?
    - Qu'est-ce qui a pu fracturer le crâne de Slobodine, retrouvé seul, à l'écart de la zone boisée ?
    - Pourquoi a-t-on interdit l'accès à la zone durant trois ans après la tragédie ?

    Si l'on exclut les détails macabres (yeux disparus, langue arrachée) qui peuvent être attribués à l'action d'animaux ou d'oiseaux post-mortem, on voit que l'affaire du col Dyatlov est loin d’avoir livré tous ses secrets. D'autant que la théorie de l'avalanche, si c'est la plus vraisemblable, ne perment pas d'écarter d'autres explications possibles.
    Seul survivant de cette dramatique affaire, Yuri Ioudine, le randonneur qui avait abandonné en cours de route, avait dit : « Si j’avais une seule question à poser à Dieu, ce serait : qu’est-il arrivé à mes compagnons cette nuit-là ?». 
    Il est mort le 27 avril 2013 sans jamais avoir obtenu la réponse.

    Important : ce texte est sous copyright. Vous pouvez publier un lien dirigé vers cette page, mais il est formellement interdit de reproduire tout ou partie de cet article sans l'autorisation de l'auteur.

  • Le jardin le plus mortel du monde

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    Vous qui entrez ici, ne perdez pas toute espérance mais faites bien attention à ce que vous touchez. Bienvenue à Alnwick Garden, le jardin le plus dangereux du monde !

    Dans ce splendide espace, situé dans le nord de l'Angleterre, vous pouvez admirer des hectares de plantes colorées parfaitement inoffensives mais il existe un périmètre qui effraie tout le monde, protégé par d'impressionnantes portes en fer noir.
    C'est le Jardin des Poisons, un endroit où il n'est pas conseillé du tout de venir respirer de trop près les végétaux : toutes les plantes, plusieurs centaines d'espèces différentes, peuvent vous tuer !

    jardin,poison,angleterre,effrayantOn doit cette drôle d'idée à Jane Percy qui, en 1995, est devenue duchesse de Northumberland, un comté du nord-est de l’Angleterre qui s’étend jusqu’à la frontière avec l’Écosse. Sa famille a hérité du château d'Alnwick, siège traditionnel du duc de Northumberland, après la mort subite du frère de son époux.

    En s'installant au château, le mari de Jane lui a demandé d'imaginer quelque chose de nouveau pour les jardins, laissés quasiment à l'abandon.
    Jane va vite étonner son mari, qui a dû penser qu'elle allait juste planter quelques roses. En fait, dès 1996, elle recrute un architecte paysagiste français, Jacques Wirtz, qui a déjà travaillé aux Tuileries et dans les jardins de l'Elysée et tous deux vont réinventer les jardins d'Alnwick.

    Comme la duchesse de Northumberland déteste le conformisme et ne veut pas faire quelque chose de convenu, à l'image des autres jardins de la campagne anglaise, elle songe à ajouter aux jardins traditionnels un espace différent et inhabituel.
    Au début, elle pense créer un jardin d'apothicaire, mais lors d'un voyage en Italie, une nouvelle idée germe dans son esprit. C'est lors de la visite du fameux jardin des poisons des Médicis que Jane Percy songe à concevoir un jardin de plantes tueuses.

    Cette idée se confirme lorsqu'elle visite ensuite le site archéologique du plus grand hôpital de l’Écosse médiévale, où elle découvre les éponges soporifiques imbibées de jusquiame, d’opium et de pruche servant à anesthésier les amputés pendant les opérations au 15ème siècle.

    jardin,poison,angleterre,effrayantLa duchesse entreprend donc de recueillir des plantes vénéneuses de toutes origines et elle en sélectionne une bonne centaine avec un seul critère : ces plantes doivent raconter une bonne histoire. Pour la duchesse, cela veut dire que des plantes tueuses exotiques comme le brugmansia d’Amérique du Sud se mêleraient à des poisons plus communs comme les haies de laurier rose. Car, ce qu'ignore souvent le public, c'est que les plantes toxiques sont courantes. La haie de laurier rose, très présente dans les jardins, est ainsi très toxique.

    Lancé seulement en 2004, Le Jardin des Poisons est devenu l'attraction d'Alnwick Garden qui attire au total près de 800 000 visiteurs chaque année. L'espace dangereux est bien délimité, au milieu de cette oasis verte innocente, par un panneau au message sans ambiguité indiquant ce qui se cache à l'intérieur : "These plants can kill" (Ces plantes peuvent tuer).

    jardin,poison,angleterre,effrayantLes visiteurs peuvent y découvrir de près (mais pas trop) plus de 100 espèces parmi les plus dangereuses du monde, et découvrir la légende qui leur a valu cette hideuse réputation.
    Il est bien entendu interdit aux visiteurs de sentir, toucher ou goûter l'une d'entre elles et les jardiniers doivent porter des gants en permanence et prendre des précautions supplémentaires lorsqu'ils pénètrent dans cet espace clos.

    Pour les fans d'Harry Potter, ajoutons que le château d'Alnwick a servi de cadre pour Poudlard dans les deux premiers films de la série.

    • Informations pratiques : www.alnwickgarden.com
    • Adresse : Greenwell Road Alnwick, Northumberland, NE66 1YU.

    Important : ce texte est sous copyright. Vous pouvez publier un lien dirigé vers cette page, mais il est formellement interdit de reproduire l'article sans l'autorisation de l'auteur.

    Source : Bougervoyager.com

  • Les Chroniques du Confinement (mars-avril 2020)

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    Si vous en avez raté une ou plusieurs, retour sur les 9 Chroniques du Confinement rédigées en mars-avril 2020.

    1. La disparue qui se cherchait elle-même
    2. La station service de l'I29
    3. Rencontres du 3ème type en 1920 ?
    4. Les naufragés qui s'ignoraient
    5. Que s'est-il passé à Ansacq en 1730 ?
    6. L'étrange personnage de Bourtourault
    7. Le dernier signe du lieutenant Murphy
    8. L'effrayant cimetière du Diable (Russie)
    9. Clinton Road, une route maudite ?

    Bonne lecture !

  • Les naufragés qui s'ignoraient...

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    C'est l'histoire incroyable de deux groupes de naufragés qui ont survécu en même temps, sur la même île, mais en ignorant totalement l'existence l'un de l'autre !

    François_Edouard_Raynal_A.Quinet_BNF_Gallica.jpgCelui qui a raconté cette aventure dans un récit autobiographique est aujourd'hui un peu oublié : François-Édouard Raynal, un navigateur, écrivain et fonctionnaire français. Né le 8 juillet 1830 à Moissac (Tarn-et-Garonne), il a dû exercer divers métiers après la ruine de son père juriste en 1844 : mousse sur un trois-mâts, régisseur de plantation à l'île Maurice à 19 ans, chercheur d'or en Australie à 22 ans, etc. En tout, il a sillonné pendant 23 ans les mers australes avant de revenir en France pour y devenir... fonctionnaire aux impôts.

    Le 12 novembre 1863, Raynal est à bord de la goélette Grafton qui quitte le port de Sydney. Mais son expédition à l'île Campbell s'avère infructueuse : ni mine d'étain argentifère comme escompté, ni phoques. Aussi le navire de 56 tonnes fait route vers les îles Auckland, des terres inhabitées à environ 480 kilomètres au sud de la Nouvelle-Zélande.

    Auckland_islands_topo.pngLe naufrage de la Grafton
    Le 31 décembre 1863, la goélette Grafton entre dans Motu Maha, le détroit des îles Auckland au nord de l'île Adams mais dans la nuit du 2 au 3 janvier 1864, le bateau est drossé contre les rochers du fjord Nord de Carnley Harbour dans la principale île de l'archipel.
    Cinq naufragés réussissent à atteindre la terre ferme et à récupérer quelques objets, des vivres pour deux mois, des armes et un canot. Ils sont tous de nationalité différente : le capitaine américain Thomas Musgrave, le marin norvégien de 28 ans Alexandre McLaren (Alick), le marin anglais George Harris (20 ans), le cuisinier portugais Henri Forgés (23 ans) et le français François Raynal.

    The-crew-of-the-Grafton-Source-Raynal-1892.pngSurvie
    Très vite, les cinq infortunés réalisent que d'éventuels secours ne viendront pas avant plusieurs mois. C'est pourquoi ils entreprennent de bâtir une cabane capable de résister aux ouragans de la zone subantarctique. Ils baptisent cette hutte d'un nom indien, Epigwaitt.
    Pour se nourrir, les naufragés devront se contenter de lions de mer, leur présence ou absence saisonnière décidant des périodes d'abondance ou de disette. Et leur menu sera complété par des oiseaux de mer, des moules et des poissons.
    Sur les îles Auckland, peu d'espèces végétales sont comestibles. Raynal réussira quand même à produire une bière buvable à partir de rhizomes locaux.

    Le capitaine de la Grafton, Thomas Musgrave, va rédiger avec ses compagnons d'infortune une véritable constitution pour régir leur vie de naufragés. La solide expérience de François-Édouard Raynal, qui a été chercheur d'or pendant 11 ans en Australie, se révèle précieuse. Grâce à lui, on réussit à fabriquer du ciment avec des coquillages, du savon et même des bottes et des vêtements en tannant des peaux de phoque. Le même Raynal racontera plus tard les affres endurées à cause des insectes de l’archipel, notamment les mouches noires.

    Délivrance
    Une année passe... Les cinq naufragés doivent se rendre à l'évidence : personne ne viendra les sauver. Ils doivent donc se tirer d'affaire seuls. Raynal convainc alors ses compagnons de construire une barque pontée sur la base du canot de la Grafton.
    Launching-the-Rescue-Source-Raynal-1892.pngPour cela, il s'agit d'abord de construire une forge équipée d'un soufflet en peaux de phoque, pour transformer les pièces métalliques récupérées sur l'épave en divers outils. C'est Musgrave qui fera les voiles à partir de celles récupérées sur les restes de la goélette.

    La barque est achevée mais elle ne peut contenir que trois des cinq naufragés. Finalement, le 19 juillet 1865, un an et demi après le naufrage, Musgrave, Raynal et Alick quittent l'île sur leur embarcation de fortune et parviennent au prix d'une traversée très périlleuse à rallier l'île Stewart à 450 km au nord. De là, ils peuvent rejoindre Invercargill au sud de la Nouvelle-Zélande et à peine arrivés, le capitaine Musgrave pilote lui-même l'expédition de sauvetage à bord d'un petit navire, le Flying Scud. Il arrive à temps pour sauver les deux autres naufragés d'une inanition inexorable.

    Thomas_G._Purvis_-_Invercauld.jpgLes "autres"
    Mais le plus extraordinaire sans doute, dans cette histoire, c'est que quatre mois après le naufrage de la goélette Grafton aux îles Auckland, un autre navire, l'Invercauld avait aussi fait naufrage mais... à l'autre extrémité !
    Le 11 mai 1864, l’Invercauld s'échoua sur les rochers de la pointe nord-est de la même île Auckland. Des vingt-cinq membres de l'expédition, six se noyèrent.
    Les survivants s'en tirèrent moins bien que ceux de la Grafton. Des dix-neuf naufragés restants, trois seulement furent recueillis vivants le 20 mai 1865 par le brick espagnol Julian qui les conduira à Valparaiso, au Chili. Auckland2.jpgIls furent donc sauvés trois mois avant les 5 naufragés de la Grafton par un navire que ces derniers ne virent jamais !

    Et ce qui laisse stupéfait, c'est que, malgré les 12 mois passés en commun sur l'île, les deux groupes de naufragés, qui ignoraient leur existence réciproque, n'ont jamais établi de contact entre eux, alors qu'ils étaient séparés d'à peine... une vingtaine de kilomètres !

    Postérité
    D'autres naufrages eurent lieu sur les îles Auckland, comme celui du Général Grant en mai 1866: sur les 25 membres d'équipage et 58 passagers, dix survivants seront ramenés par le Amherst en novembre 1867.
    Le capitaine de la Grafton, Thomas Musgrave, racontera son aventure en 1866 sous le titre "Castaway on the Auckland Isles" et François-Edouard Raynal fera de même en 1870 dans un livre intitulé "Les Naufragés, ou Vingt mois sur un récif des îles Auckland".
    FMIB_50706_Remains,_of_the__Grafton__Wreck,_Carnley_Harbour,_Auckland_Islands.jpgRécompensé par un prix de l'Académie française en 1874, le récit de Raynal est devenu, jusqu'à la Première guerre mondiale, le livre préféré des distributions de prix en fin d'année scolaire. Il a été réédité à de nombreuses reprises depuis.

    Revenu sur la terre ferme pour y occuper un poste dans l'administration fiscale, Raynal s'éteindra le 28 avril 1898 à Valence d'Agen.

    Du naufrage lui-même, il reste des noms aux îles Auckland : la baie Musgrave, le mont Raynal (644 m) et la pointe Raynal au sud d'Epigwaitt... Dans les collections du Museum of New Zealand à Wellington se trouvent des photographies (dont celles en noir et blanc qui figurent sur cette page), un morceau de la quille et deux boîtes.
    Wreck 1.JPGF.E. Raynal a également offert divers objets à la bibliothèque de Melbourne : une paire de bottes en peau de phoque, une aiguille à voile en os d'albatros, des soufflets de forge en peau de phoque. Enfin, une plaque commémorative a été apposée dans une rue du quartier Saint-Benoît de Moissac.

    Jules Verne
    Ce qu'on sait moins, c'est que le romancier scientifique français s'est inspiré du récit de Raynal pour son roman "L'Oncle Robinson" écrit en 1872-1873, d'abord refusé puis repris sous le titre "L'Île mystérieuse" en 1874. Raynal y est mentionné et les naufragés de l'air de Jules Verne sont cinq et de nationalité différente comme les naufragés de la Grafton...

    Le naufrage raconté dans le Sydney Mail du 7 octobre 1865

    Map-of-the-Epigwaitt-site-showing-the-on-shore-fragments-of-the-Graftons-hull-The-main.png

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    Les restes de l'épave de la Grafton en 2002

    Crédits photos noir et blanc :

    Wreck of Grafton, Epigwaitt, Auckland Islands, circa 1888, Auckland Islands, by William Dougall, Burton Brothers studio. Purchased 1943. Te Papa (C.010536)

    The site of Epigwaitt hut, c. 1907, taken during the Canterbury Philosophical Institute's Scientific Expedition to the Auckland Islands in 1907. Source: Auckland Weekly News, 2 January 1908; Sir George Grey Special Collections, Auckland Libraries, AWNS-1908010215-1.

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  • Rencontre du 3ème type... en 1920 ?

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    C'est l'ufologue Joël Mesnard, éditeur entre 1988 et 2014 de la revue Lumières dans la Nuit, qui a rapporté ce témoignage étonnant. En 1973, il a recueilli en Dordogne le récit de Mesdames Louise Talbot et Marie Boussarie. 53 ans plus tôt, en 1920, ces deux personnes étaient les soeurs Grasset et elles ont vécu une aventure dont elles ont conservé un souvenir vivace.

    Si la date précise s'était perdue dans les limbes de leur mémoire, elles se souviennent que c'était de nuit à la belle saison, certainement un samedi ou un dimanche soir. Avec d'autres jeunes gens de leur âge, elles revenaient d'un bal de campagne et rentraient chez elles, au lieu-dit La Boucherie.

    Les deux soeurs ont rappelé à Joël Mesnard qu'à l'époque, il y avait encore beaucoup de jeunes dans les campagnes et que les soirs de bal étaient une distraction très prisée. Dans les zones isolées de Dordogne, les véhicules motorisés étaient très rares, donc tout le monde circulait à pied, le long de petites routes semblables à des chemins.

    La Lègerie 2.JPGLes deux soeurs Grasset marchaient donc la nuit avec quelques autres amis. Ils se trouvaient entre Samoulies (ou Chamouilley) et la Lègerie, près de Nontron.
    Peu avant de rejoindre La Lègerie, le petit groupe s'engagea dans une côte quand soudain, dans le ciel au-dessus d'un bois, à une distance que les soeurs estimèrent entre cent et deux cent mètres, les jeunes gens assistèrent à un spectacle hors du commun : plusieurs créatures de petite taille se déplaçaient dans les airs, et émettaient des sonorités musicales. Comme l'on dit les deux soeurs, on voyait "leurs petites jambes qui bougeaient... Elles étaient environnées de boules lumineuses et de lueurs donnant à l'ensemble un aspect féerique".

    Joël Mesnard précise qu'il n'a pas été possible, en 1973, de retrouver les autres témoins. Selon lui, la jeune Louise, âgée de 16 ans, n'a pas prêté plus d'intérêt que ça à l'apparition. Mais sa soeur Marie, "plus imprégnée d'éducation religieuse", l'aurait interprétée comme une apparition angélique.

    Mon commentaire

    C'est un témoignage intéressant car les observations de phénomènes aériens inconnus sont très rares dans les années 1920. Joël Mesnard lui-même avait rencontré un témoin sur une affaire de... 1919 (le témoin avait 13 ans à cette époque, 67 ans en 1973). Certes, il est question de boules lumineuses. Pour autant, peut-on vraiment parler d'ufologie ? Hormis les énigmatiques créatures, les témoins n'ont pas vu d'objet volant s'apparentant de près ou de loin à un ovni.

    Etang La Lègerie.JPGSur le témoignage lui-même, il est forcément lacunaire au regard du grand âge des témoins qui racontent une histoire survenue 53 ans plus tôt... Les détails font défaut : combien de temps a duré l'observation ? Les témoins ont-ils tous vu la même chose ? Se sont-ils approchés ? Avaient-ils bu à la soirée de bal ? A l'époque, avaient-ils une bonne vue ? etc.
    Les deux soeurs affirment avoir vu les "jambes des petites créatures", de nuit, à une distance supérieure à cent mètres. Est-ce plausible ? Les "créatures" en question ne faisaient-elles pas des mouvements ondoyants laissant imaginer qu'elles avaient des "jambes" ?

    Sur la zone, quelques précisions après vérification sur Google Maps : la "rencontre" se serait faite en réalité entre les lieux-dits Les Simoulies et la Lègerie, à une dizaine de kilomètres au nord-est de Nontron. Nous sommes sur le territoire de Pensol, en Haute-Vienne. Il y a bien un chemin entre ces deux petits hameaux. Les deux soeurs rentraient chez elles plus au sud à la Bucherie (et non à la Boucherie). Cela n'apporte pas grand chose à l'interprétation, j'en conviens, juste un peu de précision.
    En revanche, sur la carte de la zone, j'ai remarqué la présence entre Les Simoulies et la Lègerie de deux étangs, dont l'un est longé par le chemin qu'ont emprunté les deux soeurs.

    J'émets donc l'hypothèse, et cela ne reste qu'une hypothèse, que les deux soeurs et leurs amis auraient peut-être vu, non pas des créatures féeriques mais simplement... des feux follets.

    Tulilautta3.jpgDécrit depuis longtemps (mais peu étudié et très rarement filmé), le feu follet est une manifestation lumineuse, due à l'émanation de gaz et ayant l'apparence d'une petite flamme sans fumée qui ne brûle pas son environnement. C'est le plus souvent une lueur pâle de couleur bleutée, parfois jaunâtre ou vermillon, en forme de flammèche qui flotte dans l’air à une faible hauteur au-dessus du sol ou de l’eau. La lumière semble vacillante et diffuse, ce qui peut évoquer une forme de vie. Certains feux follets durent quelques dizaines de secondes, et très rarement plusieurs minutes. Dans l'imaginaire populaire, ce seraient des esprits malins ou des âmes en peine venues hanter les forêts désertes, les cimetières... et les marécages.

    Et justement, les feux follets ont été souvent observés autour des marais. Comme ceux situés entre les deux lieux-dits. A supposer que les deux soeurs aient observé en réalité des feux follets, ils resteraient à expliquer les sonorités musicales qu'elles affirment avoir entendu.
    Car, dans l'état de nos connaissances, les feux follets sont silencieux...

    Source : Joël Mesnard, Les apparitions d'ovnis, Le Mercure Dauphinois, 2016, p. 200

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  • L'étrange station-service de l'I29 (Missouri)

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    Avez-vous déjà ressenti dans un lieu une sensation très désagréable, au point d'interrompre tout de suite ce que vous faisiez et de décamper sans demander votre reste ? Cela arrive plus souvent qu'on ne le croit et c'est arrivé à Dave Carter, un habitant d'Omaha dans le Nebraska en juillet 1992.

    Avec sa femme et ses enfants, il rentrait en voiture de Kansas City vers Omaha, par l'I-29, un périple de trois heures environ. Il était tard dans la nuit, vers deux heures du matin.
    main-qimg-755489ed1bb4a4128a6fa5b3b2d537d8.jpgObligé de faire le plein d'essence, Carter décida de s'arrêter au seul endroit qui était ouvert à cette heure. C'était une station-service isolée au milieu de l'obscurité la plus complète, à peine éclairée par les néons au-dessus des pompes. Hormis cela, l'endroit semblait parfaitement normal. 

    Dave Carter fit le plein de son réservoir et entra à l'intérieur de la station pour payer et s'acheter un café. Mais au bout de deux minutes à peine, il ressentit une énorme envie de partir. Il n'avait jamais eu ce sentiment auparavant pour que quoi que ce soit. Il eut l'impression fugace que son destin pouvait être bouleversé de manière imminente s'il ne partait pas immédiatement. Puis il se sentit presque repoussé à l'extérieur. Dave racontera ensuite qu'il avait failli partir sans payer et que sa transaction avec le caissier lui avait paru durer une éternité. 

    main-qimg-91212f1095fd79549fb2316d7a09327f.jpgTrès mal à l'aise, Carter regagna sa voiture où l'attendaient son épouse et ses gamins. Sa femme lui dit alors qu'elle avait envie d'aller aux toilettes et il n'eut pas le temps ni de lui raconter son expérience ni de la retenir. 
    Quelques minutes plus tard, Carter la vit revenir beaucoup plus vite que prévu et à l'évidence, elle paraissait effrayée. Elle avait ressenti exactement la même impression que son mari ! Ce désir irrépressible de fuir cet endroit..
    Sans attendre, Carter prit le volant et quitta la station-service en coup de vent. Alors que les enfants dormaient à l'arrière, Dave Carter et son épouse restèrent éveillés durant tout le reste du trajet.

    Quelque temps plus tard, alors qu'il roulait de jour vers Kansas City, Carter passa à hauteur de la station-service mais n'osa pas s'y arrêter. Mais il vit quelque chose qui était demeuré dans le noir, sur un coteau au-dessus de la station service : un vieux cimetière...

    Quelques vérifications :

    En prenant comme base les indications lacunaires données par Dave Carter, il m'a fallu du temps pour retrouver les lieux sur Google Maps. Suivre l'I29 entre Kansas City et Omaha, c'est long... presque 300 km !
    Finalement, le site est apparu sur la carte : il s'agit du cimetière Mount Hope, situé à Fairfax dans le comté d'Atchison (Missouri). C'est un vieux cimetière qui date des années 1845-46, la période où fut fondée la bourgade de Fairfax. Impossible de trouver d'autres informations sinon que le site regroupe des tombes très anciennes et on peut imaginer qu'il s'y trouve également des tombes indiennes. Peut-être existe-t-il une ou plusieurs légendes locales sur ce lieu mais je n'ai rien trouvé à ce propos.

    En ce qui concerne la station-service de 1992, de toute évidence, elle n'existe plus. Google Maps ne permet pas de s'en approcher mais les vues satellites comme certaines photos prises depuis le cimetière montrent que l'endroit est désaffecté et sert d'espace pour stocker des pneus. Quelqu'un habite-t-il sur place ? Peut-être, on distingue des véhicules sur les vues aériennes. S'il vous prend d'aller faire un tour là-bas et de rencontrer les locaux, tenez-moi au courant... si vous revenez !

    CEM46877951_121778953710.jpg

    Des photos du cimetière : pas très engageant... La nuit, ça doit être quelque chose...

    Une dernière anecdote : dans un champ de soja à quelques kilomètres de la station-service, on a découvert en 2000 une météorite très rare, qui porte désormais le nom de météorite de Milton.

     

     

    Une vidéo qui montre le trajet entre Omaha et Kansas City 

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  • Le moulin hanté de Perbet

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    Cette histoire s'est déroulée au début du XXème siècle, en France, au cœur de la Haute-Loire, dans cette région sauvage et superbe qui s’appelle le Velay. Nous sommes dans la vallée de l’Aubépin, entre Laussonne et Saint-Front...

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  • "Le pont aux chiens suicidaires" (émission BTLV, mai 2018)

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    Overtoun 2.jpgUne nouvelle émission est disponible en podcast pour les abonnés de BTLV dans laquelle je raconte l'histoire de l'Overtoun Bridge, un pont à l'ouest de Glasgow (Ecosse) qui a une mauvaise réputation car nombre de chiens auraient mystérieusement sauté dans le vide, apparemment sans raison et toujours au même endroit...

    Entre légende et réalité, que penser de ce lieu insolite et inquiétant ?

  • Mystère des Alpes du sud : la chapelle des Pétètes (3)

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    Voici un édifice religieux très insolite ! Pour le découvrir, il faut vous rendre à Saint-Bonnet Champsaur, dans le département des Hautes-Alpes, non loin de la route qui relie Grenoble à Gap par La Mure et le col Bayard.
    Là, dans le hameau de l’Aubérie, s’élève la curieuse chapelle Saint-Grégoire, que les habitants de la région connaissent plus volontiers sous le nom de chapelle des Pétètes. En patois champsaurin, ce nom étrange désigne de petites poupées. Et les poupées en question, vous ne pouvez pas les rater : ce sont ces petites statuettes en pierre qui ornent toute la façade de la chapelle, conférant à l’édifice un cachet absolument unique en son genre.

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  • Mystères des Alpes du sud : le "monstre" du lac de Serre-Ponçon (1)

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    L’histoire, tenace, circule depuis quelques décennies autour du plus grand lac artificiel d’Europe. Les eaux sombres et profondes du lac de Serre-Ponçon (32 km2) hébergeraient une créature affreuse, qui serait aux Hautes-Alpes ce que Nessie est au Loch Ness.
    Tout est parti d’une affirmation fracassante du commandant Cousteau qui, à l’issue d’une plongée dans le lac en septembre 1971, aurait dit : "Si les gens savaient ce qu’il y a dans le lac, ils arrêteraient de s’y baigner".
    Ce sinistre avertissement a durablement marqué les esprits de la population locale, au point que toutes les hypothèses ont été soulevées : de quoi parlait le célèbre marin à bonnet rouge ? D’un problème avec le barrage, d’un rejet pollué ? Très vite, a surgi l’idée que dans les profondeurs du lac vivait en réalité un terrible monstre...

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  • Journées du Patrimoine : visite de la chapelle de Dromon

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    Cette nouvelle devrait intéresser tous ceux qui se passionnent pour Théopolis et qui ont lu le chapitre dédié au sujet dans le tome 2 des Dossiers Inexpliqués.

    Je viens d'apprendre qu'à l'occasion des journées du Patrimoine (17 et 18 septembre 2016), la commune de Saint-Geniez (Alpes de Haute-Provence) va ouvrir les portes de son patrimoine.

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  • Affaire Elisa Lam : un film sur Jack Unterweger

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    L'ex Cecil-Hotel, théâtre de la mort inexpliquée d'Elisa Lam (relatée dans le tome 2 de mes Dossiers Inexpliqués) a hébergé un célèbre serial killer qui va faire l'objet d'une biographie filmée.

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  • Affaire du Col Dyatlov : une nouvelle victime

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    Dead tourist.JPGC'est l'une des histoires les plus mystérieuses de toute l'histoire de la Russie qu'ont pu découvrir les lecteurs du tome 1 des Dossiers Inexpliqués : l'affaire du col Dyatlov, marquée par la mort jamais expliquée de neuf randonneurs à ski en 1959, continue toujours d'alimenter les gazettes.

    A la mi-janvier 2016, l'agence russe TASS a révélé qu'un groupe de touristes avait découvert au col Dyatlov le corps d'un homme, au même endroit où les neuf skieurs ont perdu la vie en 1959. Curieusement, ces touristes étaient au nombre de... neuf, un chiffre qui revient souvent dans cette affaire.

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  • La fausse énigme de la D 419

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    Voici les détails sur l'affaire que j'ai évoquée le 15 août 2015 à la Journée de l'Etrange de Rennes-le-Château.

     

    Malediction-de-la-route-d419.jpgEtant né en Alsace, je ne pouvais que m'intéresser à l’histoire de la départementale 419, au sud de Mulhouse. Vous allez voir qu'entre ce qu'on dit et la réalité, il existe quelques "distorsions".

     

    Ce qu’on raconte de la D419

    Il y aurait sur la départementale 419 une portion de route, entre les villes d'Altkirch et de Dannemarie, sur laquelle on aurait recensé le plus grand nombre d’accidents de toute la région. Dans un reportage vidéo que l’on peut voir sur Youtube, il est précisé : « En quatre années, entre 1994 et 1998, 124 accidents de la route s'y sont déroulées et l'hécatombe continue encore » (sic).

    Dans la vidéo, un certain Jean-Bernard Herman, cuisinier de son état, déclare que « quand il prend sa voiture et arrive sur cette route, il fait très attention. Lui et les habitants de la région craignent pour leur vie sur cette route qui est pourtant bien droite ». Il dit avoir lui-même assisté en direct à un accident, se souvient de l'arrivée des gendarmes et des pompiers. Ce jour-là, les personnes sur place avaient évoqué la présence d’un ancien cimetière à cet endroit-là et une éventuelle explication surnaturelle. 

    D’ailleurs, les accidents ont toujours lieu au même endroit, non loin d’une auberge.

    Le maire de la petite localité de Carspach toute proche, Jean-Pierre Hartmann, confirme la crainte de ses administrés quant à cette mystérieuse ligne droite. Et on parle donc de ce bout de route comme d’un endroit maudit…

     

    J’ai commencé par faire quelques vérifications : Jean-Pierre Hartmann a bien été maire de Carspach de 2011 à 2014 et il existe bien une auberge, au milieu du tronçon, l’Auberge Sundgovienne, qui tire son nom de la région, le Sundgau. 

    Quant au lieu, Google Maps nous montre qu’il s’agit d’une route assez étroite, très droite et bordée d’arbres plantés régulièrement.

    J’ai d’abord fait le rapprochement avec la fameuse histoire du kilomètre 239 de l’autoroute allemande dont j'ai montré qu'il s'agissait d’une légende urbaine. Mais dans le cas présent, nous avons des éléments précis. Serait-on en face d'une réalité paranormale ?

     

    Que faut-il en penser ?

     

    D’abord, il faut souligner que la quasi-totalité des articles écrits sur le sujet sont en fait des reprises plus ou moins mal « copiées-collées » d’un seul et même texte, la « route maudite de la départementale 419 » (sic) extrait d’une vidéo de TFI diffusée en janvier 2009 qui s’appelait « Le meilleur des 30 histoires les plus mystérieuses ». Avant cette émission, on n’avait jamais parlé de cette route prétendue maudite.

     

    Dans le reportage vidéo, on nous propose deux hypothèses pour expliquer le prétendu phénomène.

     La première piste, c'est celle de Joseph Birckner, un géobiologue qui déclare qu’en cet endroit, il y a une anomalie des champs magnétiques terrestres. Et cette anomalie pourrait entraîner chez un conducteur du stress, voire une perte de conscience qui pourrait justifier la perte de contrôle du véhicule… 
    On accordera le crédit que l’on veut à un représentant de la géobiologie, un terme scientifico-fumeux qui désigne en fait la radiesthésie. Je souhaite juste préciser que la radiesthésie, à propos de laquelle on est libre de penser ce que l'on veut, n'est pas une science : ses croyances n’ont jamais été démontrées scientifiquement.

     

    La deuxième piste nous oriente vers la présence dans les alentours d’un cimetière (ou d’un charnier) dont les âmes viendraient hanter les vivants passant à proximité. Dans le reportage vidéo, Madeleine K.  alors maire adjoint d'Altenach, une commune à proximité, raconte qu’au XVIème siècle, quatre ou cinq villages des alentours ont été ravagés lors d’une guerre et tous les villageois seraient morts dans des conditions dramatiques. 

    Je n'ai pas retrouvé trace de cet épisode à cette époque. Ce qui ne signifie pas  qu’il n’a pas pu exister. En effet, des dizaines de villages ont disparu dans le Sundgau au fil des siècles. Notamment durant l’occupation suédoise dans les années 1630-1640 avec un bilan humain désastreux : certaines parties du Sundgau ont alors perdu jusqu'à 80 % de leur population !


    Pour rester dans le thème de la nécropole, il y a bien un élément étrange. Récemment, en 2011, on a redécouvert la galerie Kilian de Carspach, un abri souterrain allemand, partiellement enfoui le 18 mars 1918 lors d'un bombardement d'artillerie français. Lors des fouilles, on a retrouvé l'ensemble des dépouilles et des équipements des 21 soldats allemands morts suite à son effondrement. Pourquoi l’évoquer ? Parce que cet abri souterrain se situe juste au début du « tronçon maudit » de la D419 en quittant Altkirch…

    Pour autant, nul conducteur accidenté n’est jamais venu raconter qu’il aurait aperçu des fantômes ou qu’il aurait été brièvement possédé ou hanté lors de son passage sur la D419…

     

    La troisième piste, curieusement, est beaucoup plus récente : je l’ai trouvée dans un article de l’Express du 24 juillet 2015 sous le titre  « L’Alsace, terre de mythes et de légendes ». Elena Ostermann, qui travaille à la mairie d'Altkirch, y explique que « certains estiment que les accidents qui ont lieu sur la petite route départementale qui relie Carspach à Ballersdorf sont liés à la présence de la dame blanche de Carspach ». 

    A l'évidence, il y a là une confusion entre la légende de la dame blanche, qui apparaîtrait la nuit sur certaines routes, pour prévenir les automobilistes d’un proche danger (apparemment elle manquerait à tous ses devoirs sur la D419…) et la très jolie légende de la demoiselle blanche de Carspach, qui n’a absolument rien à voir !

     

    Et puis, vous l'aurez sans doute remarqué, mais le reportage de TF1 (étrangement ou… volontairement ?) ne propose aucune hypothèse rationnelle ! Comme si le mystère était forcément de nature paranormale ! Pourtant, les explications plus raisonnables existent et, pardon de le dire ainsi, elles partent moins vite dans le fossé que les précédentes !

     

    Cette route est-elle aussi dangereuse qu’on le dit ?

     

    Dans le reportage vidéo, il est dit : « En quatre années, entre 1994 et 1998, 124 accidents de la route s'y sont déroulées et l'hécatombe continue encore » (sic). Etrange statistique qui nous fait réagir : et avant 1994 ? Et entre 1998 et 2009, date de diffusion de l’émission ? 


    la-portion-maudite-de-la-d419.jpgJe n’ai pas trouvé de chiffre sur les années 90, mais j’ai téléchargé la carte des accidents en Alsace entre 2010 et 2014 : la route qui nous occupe a enregistré, en cinq ans, moins de dix accidents et aucun mortel ! A comparer avec la départementale 7B, toute proche, où les accidents se sont succédés…
    Et l’examen des cartes de la Sécurité routière en 2008 et 2009 dans le Haut-Rhin révèlent qu’il y a eu en tout et pour tout moins de trois accidents mortels chaque année dans ce secteur. On est très loin du chiffre lancé dans le reportage… Depuis la fin 2014, seulement deux accidents sur cette route selon les archives de la presse alsacienne. 
    Faut-il penser que l’installation d’un radar automatique en 2010 a considérablement ralenti les accidents ? 

     

    Ce qu’on a oublié de dire...

     

    • La portion de la 419 en question est une longue ligne droite : elle incite les conducteurs à accélérer, la vitesse étant un facteur déclencheur d’accidents comme chacun sait. La portion de route est également bordée d’arbres : dans certaines circonstances, soleil, éclairage en face la nuit, il peut se créer un effet "stroboscopique" avec l'alternance arbre-lumière qui peut créer des absences chez les conducteurs. 
    • Enfin, et personne ne semble l'avoir remarqué, mais cette portion de route est celle qu’empruntent tous les noctambules qui sortent des boîtes de nuit d’Altkirch et qui vont vers l’ouest de la région. Or, on sait que la présence d'une ou de plusieurs boîtes de nuit à proximité est un facteur accidentogène supplémentaire.

    Conclusion

    Cette partie de la départementale 419 est probablement une route dangereuse, comme il en existe hélas, beaucoup ailleurs en France. En raison de ses spécificités, nous ne pouvons que recommander à tous ceux qui l’empruntent de rester vigilants.
    Mais en aucun cas cette dangerosité ne résulte d’une explication ésotérique ou paranormale. Parler de la « malédiction » de la D419 relève donc du pur fantasme.

    Statut : légende urbaine

  • Qu'y-a-t-il au-delà de la mort ?

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    visions-de-l-au-dela-la-montee-des-bienheureux-vers-l-empyree-1505-1510-par-jerome-bosch_5350657.jpgAvec la question de savoir si nous sommes seuls (ou pas) dans l'univers , c'est le plus grand dossier inexpliqué qui soit émoticône smile
    Y-a-t-il quelque chose après la mort, et si oui, quoi ?

    Cet article de l'Express a le mérite de bien poser les clés du problème sur un fond scientifique : tous les témoignages émanent de personnes ayant approché de très près la mort, mais qui ne sont pas mortes puisqu'elles sont revenues pour en parler. La mort demeure un processus irrévers
    ible (toute hypothèse religieuse mise à part). 

    Ce qui est troublant, c'est la similitude de nombreux témoignages : obéissent-ils, même involontairement, à des clichés relevant de la conscience collective ? Y-a-t-il un processus chimique ou électrique qui déclenche des visions chez ces personnes ? Ou bien s'agit-il d'une perception extrasensorielle qui ne fonctionne que dans ces cas extrêmes de "near death experience" ? Les hypothèses existent, les réponses se font encore attendre émoticône smile
    Et vous, qu'en pensez-vous ? Déjà vécu ce genre de voyage vers l'au-delà ?

    Lire l'article complet sur le site de L'Express