Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Les Dossiers Inexpliqués de Joslan F. Keller

  • NON, la théorie de l'avalanche n'a pas résolu tout le mystère du col Dyatlov !

    Imprimer Pin it!

    Depuis quelques jours, la Toile frémit après la publication d'une étude helvétique qui apporte du poids à l'hypothèse de l'avalanche pour expliquer ce qui reste aujourd'hui le plus grand mystère sans doute de l'ère soviétique.
    On va voir que cet effet d'annonce, amplifié par des médias toujours plus affirmatifs que les autres, n'apporte pas toutes les réponses à cette énigme vieille de plus de soixante ans.. loin s'en faut.

    Rappel du contexte 

    Dans la nuit du 1er au 2 février 1959, sur le mont Kholat Syakhl, dans une région retirée du nord de l'Oural, neuf randonneurs à ski trouvent la mort dans des circonstances très étranges. Ont-ils été victimes d’une simple avalanche ou d’«une force irrésistible inconnue» comme il est noté dans le rapport officiel ?
    Je ne reviens pas ici sur la totalité du dossier que j'ai largement développé en 2014 dans mon livre "Dossiers Inexpliqués" (chap. 4, pp. 71-97) en un temps où cette affaire n'était pas aussi médiatisée que maintenant. 

    Avant de questionner l'étude suisse, il importe cependant de revenir sur trois volets du dossier :

    1. La découverte des corps

    Sur les flancs du mont Kholat Syakhl, l'équipe de secours qui arrive sur le site le 26 février (soit plus de trois semaines après le drame) va faire des découvertes aussi macabres qu’incompréhensibles.
    Tout d’abord, les sauveteurs trouvent le campement abandonné et constatent que la tente est gravement endommagée, comme déchirée depuis l’intérieur. Mais les effets personnels de l’équipe sont toujours là. Du camp partent des empreintes de pas (bottes, chaussettes et même pieds nus !) qui montrent que les membres de l’équipe ont fui dans la plus grande précipitation.
    Les secouristes suivent ces traces jusqu’à la lisière d’un bois, situé de l’autre côté du col, à environ 1,5 kilomètres au nord-est.
    À partir de cet endroit, les empreintes s’évanouissent, effacées par la neige. Mais non loin de la lisière, sous un grand sapin, les secours repèrent les restes d’un feu de camp et deux corps inertes. Ce sont ceux de deux des membres de l'équipe, Krivonischenko et Dorochenko. Les deux hommes sont déchaussés et portent seulement leurs sous-vêtements !
    Sur le sapin, les secouristes remarquent des branches cassées jusqu’à une hauteur de cinq mètres environ, ce qui laisse supposer que l’un des malheureux a tenté d’y grimper.

    En revenant sur leurs pas vers le campement, les sauveteurs trouvent trois nouveaux cadavres : à 300 mètres du sapin, gît sur le dos le corps d'Igor Dyatlov. Le chef de l’expédition, dont le visage est tourné vers le camp, est habillé mais ne porte pas de chaussures. Il serre encore dans sa main une petite branche de bouleau.
    Environ 180 mètres plus loin, toujours en direction de la tente, c’est au tour de la dépouille de Zina Kolmogorova. Elle aussi est déchaussée.
    Puis, encore 150 mètres plus loin, le corps de Slobodine. Son crâne est fracturé, son pied gauche est nu alors que son pied droit, enfilé dans une botte de feutre, porte quatre chaussettes !

    Selon la position des corps et leurs brûlures aux mains, il semble que les randonneurs étaient en train de ramper, usant leurs dernières forces, dans l’ultime espoir de regagner le campement. Quatre membres de l’équipe manquent encore à l’appel…

    Dès la découverte des cinq premiers corps, une première enquête commence. Les médecins légistes sont vite formels : les victimes sont toutes mortes d’hypothermie. Certes, Slobodine a le crâne fracturé, mais cette blessure n’a pas causé sa mort. 


    Deux longs mois plus tard, le 4 mai 1959, on découvre enfin les quatre derniers corps, ensevelis sous quatre mètres de neige, dans un ravin à l’intérieur du bois, à 75 mètres environ du pin de la première découverte. Trois d’entre eux sont cependant décédés de mort violente. Thibeaux-Brignolles, qui a subi une fracture du crâne, repose dans les eaux d’un ruisseau tandis que Kolevatov et Zolotariov sont allongés l’un contre l’autre. Zolotariov a la cage thoracique enfoncée et n’a plus d’yeux.
    Quant à Lioudmila Dubinina, retrouvée à genoux face au ruisseau, elle a subi également de graves fractures à la poitrine et sa langue a été arrachée !

    2. L'enquête officielle

    En 1959, seules quelques parties de l’enquête sont rendues publiques. Les journalistes qui suivent le dossier font leurs choux gras avec quelques rares éléments : les morts par hypothermie, l'absence d'autres personnes dans les environs, la tente déchirée de l'intérieur, la mort des victimes six à huit heures après leur dernier repas et les empreintes de pas qui montrent que tous les membres du groupe sont partis à pied de leur plein gré. 
    Ce qui intrigue les médecins légistes : les corps ne présentent aucune blessure externe, comme s'ils avaient enduré une très haute pression. Selon le docteur Boris Vozrojdenny, seule une très grande force, comparable à celle subie lors d’un accident de voiture, peut infliger de tels dégâts corporels. Impossible que ce soit un humain car «la force des coups était trop grande et les parties charnues n'ont pas été endommagées».

    Par la suite, des rumeurs persistantes vont faire état de hautes doses de contamination radioactive sur quatre corps. Aucun document contemporain du drame n’y fait référence, seulement des documents plus tardifs, ce qui fait douter de l'authenticité de cette donnée. Il ne faut pas oublier non plus que deux des randonneurs faisaient des études justement dans l'industrie nucléaire, ils avaient passé du temps dans des centres nucléaires et il n'est donc pas exclu qu'une partie de leurs vêtements aient conservé une dose de radioactivité.
    De même, les proches des victimes vont raconter avoir constaté, avant les funérailles, deux anomalies physiques sur les corps : leur peau présentait un hâle rouge orangé anormal et leurs cheveux, une coloration grisâtre. Qu’est-ce qui a pu provoquer de telles altérations physiques ? 

    L’enquête officielle est vite bouclée : dès mai 1959, les autorités soviétiques referment le dossier en raison de l’«absence de partie coupable». Le rapport de Lev Ivanov, qui a dirigé les investigations, tient en une formule : c’est une «force irrésistible inconnue» qui a causé la mort des neuf randonneurs ! 
    Comme l'information est aux mains du pouvoir, la population doit se contenter de miettes et les gens au courant ne questionnent pas ces conclusions pour le moins surprenantes. Tous les documents sont stockés dans un fonds d’archives secret et la zone du drame est interdite aux skieurs et randonneurs durant trois ans.

    3. Les hypothèses

    Certains affirment en avoir listé plus de 70. Personnellement, j'en ai relevé une quinzaine et c'est déjà beaucoup ! 

    >> L'avalanche
    'explication la plus plausible et la plus rationnelle, c'est la coulée de neige mortelle. C’est l’explication préférée des sceptiques qui constatent que l’histoire s’est déroulée dans l'Oural, en hiver et sous la neige, donc rien de mystérieux : c’est une coulée de neige qui aurait surpris l’expédition Dyatlov en pleine nuit.

    Sous l’effet de la panique, les neuf randonneurs auraient fui le campement dans le noir et la précipitation, incapables de s’habiller correctement. Pour s’échapper plus vite, les campeurs auraient déchiré leur tente depuis l’intérieur. Un premier groupe se serait regroupé près du bois et aurait tenté d’allumer du feu. Slobodine aurait tenté de grimper à un arbre pour attraper du bois, mais aurait chuté, se blessant mortellement. 
    Dyatlov et Kolmogorova, tétanisés par le froid, auraient décidé de retourner vers le campement, mais seraient morts en chemin d’hypothermie.
    Quant aux membres de l’autre groupe, Thibeaux-Brignolles, Dubinina, Kolevatov et Zolotarev, rendus aveugles par l’obscurité, ils seraient tombés dans une ravine et, pris au piège, voire blessés, auraient fini par succomber l’un après l’autre. 

    Ce qui expliquerait pourquoi Zolotarev portait le manteau en fausse fourrure de Dubinina et le pied de celle-ci était enveloppé dans un morceau du pantalon de laine de Krivonichtchenko, peut-être dans une tentative pour garder la chaleur. Mais personne ne peut expliquer pourquoi Thibeaux-Brignolles portait deux montres au poignet, l'une indiquant 8h14, l'autre 8h39…

    Cette théorie s’avère rassurante pour l’esprit, mais elle se heurte à quelques contradictions sur le terrain : le danger d’avalanche dans la région de l’incident n’est pas si fréquent, le mont Kholat Syakh n’est pas très élevé et ses pentes ne sont pas vraiment raides. De plus, le journal du groupe fait état d’une couverture neigeuse relativement mince. Cela dit, qu’une couche de neige se détache et glisse vers le campement n’est pas impossible. Elle aurait piégé les randonneurs dans leur tente, les obligeant à en découper la toile pour sortir.  
    Mais curieusement on a du mal à imaginer qu’une simple avalanche ait pu terrifier à ce point neuf personnes pour qu’elles s’enfuient par -20°C sans prendre le temps de se vêtir chaudement… Les randonneurs étaient très expérimentés et savaient parfaitement qu’ils avaient bien davantage à redouter du froid glacial que d’une avalanche.
    À moins qu’il ne s’agisse d’une coulée de neige gigantesque, amplifiée par des rafales de vent. Mais dans ce cas, les neuf touristes n’auraient pas eu le temps de prendre la fuite et leur campement aurait disparu sous des mètres de neige…
    Or, la comparaison entre les dernières photos prises par l’équipe le 1er février et celles prises par l’équipe de sauvetage le 26 février montre que la hauteur de neige est demeurée presque la même…

    Notons qu'en 2015, un comité d'enquête de la Fédération russe (ICRF) a rouvert le dossier et a conclu en 2019 que la cause la plus probable de l'incident était une coulée de neige. Cette même année, le bureau du Procureur général de la Fédération de Russie a repris les résultats de l'enquête et a mené ses propres recherches pour parvenir, en juillet 2020, à la même conclusion que l'ICRF.
    L'une conme l'autre de ces enquêtes n'a pas fourni d'explications scientifiques aux principaux contre-arguments et a donc laissé vivace la recherche des causes du drame. En 2019, une expédition suédo-russe a contesté les conclusions de l'ICRF, proposant que le facteur premier était l'impact de vents catabatiques. Les vents catabatiques (du grec "katabatikos", qui descend la pente) sont des vents gravitationnels produits par le poids d'une masse d'air froid dévalant un relief géographique.

    >> Les autres hypothèses
    Je reviendrai sur l'hypothèse de l'avalanche, au coeur de l'étude helvétique évoquée plus haut. Mais à supposer que ce ne soit pas la véritable cause, quelles seraient les autres hypothèses possibles ? 

    - Un autre phénomène naturel : oui mais lequel ? Il n'a pas neigé la nuit du drame, mais les vents ont peut-être été très violents. On a parlé d'infrasons ayant pu créer une panique incontrôlable au sein du groupe, mais sans preuve scientifique convaincante.
    - Une attaque animale : que ce soit un ours, une meute de loups ou... un Yéti, aucune trace autre que celles des randonneurs n'a été retrouvée sur place.
    - Une intervention humaine extérieure : de même, aucune trace d'agression humaine (par la peuplade locale des Mansis, par un groupe de prisonniers échappés du goulag ou par les militaires soviétiques) n'a été décelée, aucun effet personnel n'a disparu de la tente.
    - Une cause interne au groupe : il a été question d'une rixe entre les randonneurs, d'une intoxication alimentaire, d'alcoolisme.. Mais aucun élément probant ne vient soutenir ces hypothèses. Reste la possibilité d'un coup de folie de l'un ou plusieurs des randonneurs, entraînant leurs compagnons hors de la tente dans le froid intense. Des études scientifiques ont montré que dans certaines circonstances, une personne convaincue qu'il faut fuir peut s'ériger en leader et entraîner des proches à sa suite...
    - Autre chose : on aborde là les hypothèses les plus paranormales, depuis l'apparition des esprits du "mont des neuf cadavres" (comme l'ont baptisé les Mansis avant le drame !) ou l'observation effrayante d'une boule de feu ou d'un ovni... Même si ce sont les plus improbables, on ne peut pas les écarter, ne serait-ce que parce que les victimes auraient pu faire l'objet d'hallucinations ou d'une mauvaise interprétation d'un phénomène explicable.

    L'étude helvétique

    Les travaux de deux chercheurs, Johan Gaume (qui dirige le Laboratoire de simulation des avalanches à l’École polytechnique de Lausanne) et Alexander M. Puzrin (spécialiste en géotechnique à l’École polytechnique de Zurich), viennent relancer aujourd'hui l'intérêt sur le dossier Dyatlov. Intitulée "Mechanisms of slab avalanche release and impact in the Dyatlov Pass incident in 1959", leur étude a été publiée le 28 janvier 2021 par la très sérieuse revue scientifique Nature.
    Je vous invite à la consulter en cliquant sur ce lien 

    Photo tente.JPG


    Dans cette étude, les deux experts ont bâti un modèle d’analyse d’avalanche de plaque dans les conditions environnementales de l’endroit.
    Leur analyse suggère qu’une combinaison de facteurs a déclenché une avalanche à retardement, qui a surpris les jeunes dans leur sommeil, par des températures avoisinant -25 degrés Celsius. 
    Les randonneurs ont installé leur campement, en creusant une plateforme pour leurs tentes, sur une couche de neige fragile. Pendant la nuit, les vents catabatiques ont accumulé de la neige sur la plaque au-dessus. L’avalanche a pu se déclencher alors entre 9,5 et 13,5 heures après l’installation du bivouac, alors même que la pente du mont n'était pas très raide. Et une masse de neige de la taille d'un SUV aurait pu tomber sur la tente des randonneurs...
    Les deux scientifiques ont aussi procédé à des simulations des blessures infligées, en prenant en compte le fait que les randonneurs étaient allongés quand l’avalanche est survenue, et ils ont trouvé qu’elles s’accordaient avec les rapports d’autopsie.

    Ce que j'en pense

    Au risque d'en surprendre certain(e)s, je ne vais pas contester l'étude de Gaume et Puzrin. D'abord parce que je n'ai pas la légitimité ni les connaissances scientifiques pour questionner leurs travaux. Ce sont des spécialistes incontestés du domaine abordé qui ont suivi toutes les règles d'une publication scientifique et qui l'ont publiée dans une revue peer to peer réputée. S'il plaît à d'autres d'aller vérifier leurs calculs, je serais preneur de leurs constatations. Je n'ai pas la compétence pour analyser leurs formules mathématiques.

    Par ailleurs, les deux scientifiques ont l'humilité (et c'est tout à leur honneur) de reconnaître qu'ils n'ont pas élucidé le mystère du col Dyatlov. ils le disent à plusieurs reprises dans leur étude et l'ont répété également à l'AFP : "Plusieurs parties du mystère du col de Dyatlov ne seront jamais éclaircies, parce qu’il n’y a pas eu de survivants», selon Johan Gaume qui dit "s'être senti comme des détectives" » avec son collègue, mais insiste sur le fait qu’ils ne prétendent pas avoir pour autant résolu tout le mystère du col de Dyatlov, une affaire qu'ils ont d'ailleurs découvert récemment.

    Ce qui m'exaspère, en revanche, c'est la manière dont la plupart des médias (qui sont le plus souvent dans l'ignorance totale de cette affaire) ont dénaturé non seulement l'étude suisse, mais également la dépêche de l'AFP en titrant de manière péremptoire que le mystère Dyatlov est enfin résolu !
    Ah bon ? Parce que le fait de renforcer la thèse de l'avalanche éclaircit complètement les circonstances du drame ? Eh bien non ! Le souci, et je le vois venir, c'est que ces articles aux titres "définitifs" vont rester en ligne ad vitam aeternam, et qu'il faudra s'employer à l'avenir pour dire que non, on ne sait pas complètement ce qui s'est passé dans la nuit du 1er au 2 septembre 1959.

    Je n'ai aucun problème pour envisager que c'est bien une avalanche qui est à l'origine de la mort tragique de neuf randonneurs, mais il manque encore les éléments pour décrire le scénario du drame dans sa totalité :
    - Que s'est-il passé dans la tente ? Qui a décidé le premier de déchirer la tente de l'intérieur et de fuir sans prendre le temps de s'habiller correctement ? 
    - Pour quelle raison précisément les randonneurs ont-ils fui ? Parce qu'ils ont entendu le bruit d'une avalanche, parce que la neige est tombée sur la tente ou parce que les vents très violents les ont effrayés ?
    - Est-ce que tout le monde est sorti plus ou moins indemne ou bien certains ont-ils été blessés dans la tente ? Aucune trace n'indique que des randonneurs ont porté ou traîné des compagnons blessés.. Les deux scientifiques suisses reconnaissent eux-mêmes que les fractures internes constatées par les médecins légistes ont pu être faites plus tard dans la forêt.
    - Si certains des randonneurs ont été blessés dans la tente, pourquoi ne sont-ils pas tous restés groupés et pourquoi, au contraire, les a t-on retrouvés disséminés dans les environs ?
    - Si une couche de neige est tombée sur la tente, pourquoi ne la voit-on pas sur les photos des secouristes ? Et pourquoi n'est-elle pas mentionnée dans le rapport d'enquête ? Les photos d'après le drame montrent la tente affaissée, recouverte d'une mince couche de neige qu'on a du mal à considérer comme les restes d'une avalanche.
    - Si c'est une avalanche qui a causé le drame directement ou indirectement, pourquoi les autorités russes n'ont-elles pas conclu à l'époque en ce sens ? Cela aurait permis de classer l'affaire comme un simple accident de montagne et d'enterrer l'histoire une fois pour toutes.
    - De même, si c'est toujours une avalanche la cause majeure, pourquoi les randonneurs ne sont-ils pas retournés vers la tente, une fois le danger passé ? Pourquoi ont-ils essayé plutôt de faire un feu de camp ? Mais s'ils ont voulu allumer du feu, c'est donc qu'ils ne se cachaient pas ?
    - Pourquoi l'un des randonneurs a-t-il tenté de grimper à un arbre ? Pour casser des branches et faire un feu ?
    - Qu'est-ce qui a pu fracturer le crâne de Slobodine, retrouvé seul, à l'écart de la zone boisée ?
    - Pourquoi a-t-on interdit l'accès à la zone durant trois ans après la tragédie ?

    Si l'on exclut les détails macabres (yeux disparus, langue arrachée) qui peuvent être attribués à l'action d'animaux ou d'oiseaux post-mortem, on voit que l'affaire du col Dyatlov est loin d’avoir livré tous ses secrets. D'autant que la théorie de l'avalanche, si c'est la plus vraisemblable, ne perment pas d'écarter d'autres explications possibles.
    Seul survivant de cette dramatique affaire, Yuri Ioudine, le randonneur qui avait abandonné en cours de route, avait dit : « Si j’avais une seule question à poser à Dieu, ce serait : qu’est-il arrivé à mes compagnons cette nuit-là ?». 
    Il est mort le 27 avril 2013 sans jamais avoir obtenu la réponse.

    Important : ce texte est sous copyright. Vous pouvez publier un lien dirigé vers cette page, mais il est formellement interdit de reproduire tout ou partie de cet article sans l'autorisation de l'auteur.

  • Les mystérieuses amphores du Brésil

    Imprimer Pin it!

    Dans la liste des mystères inexpliqués, il en est un dont il faudra bien avoir le dernier mot un jour. C'est celui de l'énigmatique trouvaille de Robert Marx, un chasseur de trésors professionnel, au Brésil en 1982.

    Une découverte déroutante

    download.jpgAyant entendu des rumeurs à propos d'un trésor englouti dans la baie brésilienne de Guanabara, ce découvreur invétéré explore le site et à quelques 25 kilomètres de la côte, dans une plaine sous-marine d'une superficie égale à trois courts de tennis, il découvre à l'aide d'un sonar, à trente mètres de fond, un gisement de poteries antiques. Il s'agit en fait d'environ 200 jarres (amphores ou pots) dont certaines sont parfaitement intactes. Selon Robert Marx, ces jarres ressemblent aux amphores à deux anses dans lesquelles on transportait des céréales ou du vin au IIIème siècle de notre ère.

    Cette découverte soulève un problème épineux : comment ont-elles pu se retrouver au large du Brésil alors que les premiers Européens, des Portugais, n'y sont arrivés que plus de 1300 ans après ?
    On sait que les Romains faisaient l'essentiel du commerce dans les ports de Méditerranée et du Proche-Orient, et leurs navires n'étaient pas conçus pour affronter les océans. Malgré tout, les Romains sont allés jusqu'en Inde par la voie maritime...

    Hypothèses

    fig76.jpgAlors, que s'est-il passé ? Un navigateur plus téméraire que les autres s'est-il aventuré loin d'Europe ? Un navire longeant le nord-ouest de l'Afrique occidentale s'est-il perdu ? Ou une mutinerie a conduit l'esquif vers l'ouest ? Très difficile de le savoir, d'autant que le Brésil ne s'est guère montré coopératif dans cette affaire. Dès 1984, il a fermé la baie de Guanabara aux recherches, officiellement pour dissuader les pillards.

    Robert Marx, accusé d'avoir pillé d'autres épaves dans la baie, s'est vu déclarer persona non grata dans la région.
    Frustré, le plongeur estime de son côté que c'est plutôt pour éviter la mise à jour gênante des traces du passage de Romains, ce qui aurait contredit l'historiographie qui affirme que les Portugais ont été les premiers à atteindre le Brésil (Pedro Alvares Cabral, 1500).
    Déjà, en 1976, un marin local avait remonté du fond deux amphores très curieuses mais les autorités scientifiques brésiliennes n'avaient mené aucune enquête.

    Polémiques

    Robert Marx est un explorateur controversé, comme le sont la plupart des chasseurs de trésors professionnels dont on ne sait jamais trop s'ils sont mus par la recherche scientifique ou l'appât du gain. Lui a été accusé d'avoir pillé un nombre incroyable d'épaves, parfois au profit de gens peu respectables comme le racontait en 1999 cet article de Libération.

    800px-Niña_replica_-_Morro_Bay_CA.jpgMarx raconte qu'il a appris à plonger dès l'âge de 11 ans avec un petit scaphandre dans le New Jersey puis qu'il a appris les techniques de plongée lors de son service dans les Marines.
    Dans les années 60, il s'est fait remarquer en procédant à l'excavation du vieux port englouti de Port Royal à la Jamaïque (submergé après un séisme en 1692) et en traversant l'Atlantique dans une copie conforme de la Niña, l'un des bateaux de Christophe Colomb.

    Lors de son passage au Brésil entre 1979 et 1983, Marx a découvert quantité d'épaves historiques comme le navire de guerre Hollandais, le vaisseau-amiral de l'amiral Piet Heyn au 17ème siècle, ou encore le navire portugais Sacramento, perdu en 1668 dont Marx et son équipe ont remonté 62 canons en bronze.

    518H4PBMV0L._SX358_BO1,204,203,200_.jpgDurant sa longue carrière, initiée en 1953, Robert Marx a effectué plus de 5000 plongées et il est l'auteur de plus de 800 rapports ou articles ainsi que d'une soixantaine de livres sur l'histoire et l'archéologie des naufrages ainsi que sur l'exploration des épaves.
    En 1972, il a participé à la création du diplôme professionnel américain de docteur en histoire marine. Pour autant, comme dit plus haut, il n'a jamais perdu sa réputation sulfureuse.

    Dans l'affaire des amphores du Brésil, on ne peut pas complètement écarter la thèse du canular car les quelques amphores que Marx a remontées du fond de l'océan n'ont pas été authentifiées à 100% comme étant romaines (il est vrai, certaines n'ont été examinées par des experts que sur photos).
    Mais pour savoir la vérité, il faudrait pouvoir reprendre les fouilles sur le site et dénicher, peut-être, d'autres indices probants (pièces de monnaie, armes, etc.). Or, le Brésil s'y refuse toujours.

    Robert Marx, lui, ne connaîtra jamais le fin mot de l'histoire puisqu'il est décédé en 2019, à l'âge de 82 ans.

    A lire cet article du New York Times de 1982

    Important : ce texte est sous copyright. Vous pouvez publier un lien dirigé vers cette page, mais il est formellement interdit de reproduire l'article sans l'autorisation de l'auteur.

  • Les synchronicités de Judy Garland

    Imprimer Pin it!

    Dans la longue série des histoires à synchronicités, celle de Judy Garland mérite un examen plus approfondi.
    Est-ce nécessaire de présenter Judy Garland (1922-1969), l'un des destins les plus tragiques que le Hollywood de l’âge d’or ait connu ?
    JUDYGarland.jpgActrice, chanteuse et danseuse américaine, la petite fiancée de l'Amérique a été considérée par l'American Film Institute comme la huitième meilleure actrice de légende du cinéma (classement un peu curieux, mais bon...)
    Décédée à 47 ans, broyée par le système hollywoodien, les addictions, les dépressions, l’anorexie et les insomnies, Judy Garland fut l'interprète inoubliable de films mythiques comme Le Magicien d'Oz (1939), Le Chant du Missouri (1944) ou Une étoile est née (1954). Elle est également la mère d'une autre star, Liza Minelli.

    La date de sa mort dans l'un de ses films

    La première coïncidence de taille a été décelée après sa mort. Dans l'un de ses films "Summer Stock" (La Jolie fermière, 1950), Judy Garland joue le rôle d'une jeune agricultrice sur le point d'acheter le tracteur de ses rêves. Dans l'une des séquences du film, on la voit passer devant un calendrier mural qui indique en grandes lettres "22 juin 1949".
    Judy Garland mourra vingt ans jour pour jour après cette date, le 22 juin 1969 à Londres, à l'âge de 47 ans.
    Simple coïncidence ou un peu plus ? Quelles étaient les probabilités pour qu'un plan d'un film prévoit de montrer un calendrier sur lequel figure une seule date, celle de la mort de l'actrice principale qui passe devant ?

    Judy Garland et la tornade du Kansas

    Tous ceux qui ont vu Le Magicien d'Oz savent que la petite fille Dorothy (jouée par Judy Garland) et son petit chien Toto, qui habitent au Kansas, sont enlevés avec leur maison par une tornade et transportés dans un pays merveilleux du nom d'Oz.
    Or, une autre coïncidence frappante voudrait qu'un journal rapportant la mort de Judy Garland comme information principale aurait eu, en information complémentaire, un titre sur une tornade qui aurait dévasté le Kansas ce jour-là. Durant longtemps, cette deuxième coïncidence a été considérée comme une légende.

    Mais des curieux ont effectué quelques recherches et ont d'abord trouvé qu'il y a vraiment eu un tornade le 22 juin 1969 dans le Kansas.
    Pourtant, dans TornadoProject.com, il n'est fait état d'aucune tornade ce jour-là dans le Kansas. D'ailleurs, cette année-là, l'activité des tornades est relativement faible : 17 contre environ 75 d'habitude.
    Cependant, dans le comté de Saline, une tornade de type F3 (assez puissante, pas de victime, mais 60 blessés) a bien sévi mais le 21 juin vers 22h40, c'est-à-dire le 22 juin vers 4h40 du matin heure de Londres, ville du décès de Judy Garland.
    On ignore la date exacte de la mort de l'actrice mais c'était après minuit, dans la nuit du 21 au 22 juin...

    Kansas.JPGEt plus étonnant encore, c'est que le St Petersburg Times du 23 juin 1969 fait bien mention de la tornade du 21 juin dans le comté de Saline (Kansas) et juste à côté une photo de Judy Garland et d'autres protagonistes du Magicien d'Oz pour illustrer un article revenant sur la mort de l'actrice.
    D’autres articles de presse suggèrent que la tornade a frappé Salina « tard dans la nuit » ce qui pourrait vouloir dire après minuit le 22 juin, soit vers 6, heure de Londres. Dans tous les cas, la légende avait un fond de vérité !

    190911180528-01-style-remember-when-judy-garland-dorothy.jpgQuant au film Le Magicien d'Oz, il regorge de faits insolites.
    Ainsi, certains y ont vu une métaphore de la mortalité à travers la description de ce qui ressemble à une expérience de mort imminente.
    De même, tous les fans de Pink Floyd connaissent la troublante correspondance entre l'album The Dark Side of the Moon et Le Magicien d'Oz, les images du film semblant parfaitement correspondre aux compositions du groupe anglais. Du moins dans l'imaginaire collectif...

    Important : ce texte est sous copyright. Vous pouvez publier un lien dirigé vers cette page, mais il est formellement interdit de reproduire l'article sans l'autorisation de l'auteur.

  • Le jardin le plus mortel du monde

    Imprimer Pin it!

    Vous qui entrez ici, ne perdez pas toute espérance mais faites bien attention à ce que vous touchez. Bienvenue à Alnwick Garden, le jardin le plus dangereux du monde !

    Dans ce splendide espace, situé dans le nord de l'Angleterre, vous pouvez admirer des hectares de plantes colorées parfaitement inoffensives mais il existe un périmètre qui effraie tout le monde, protégé par d'impressionnantes portes en fer noir.
    C'est le Jardin des Poisons, un endroit où il n'est pas conseillé du tout de venir respirer de trop près les végétaux : toutes les plantes, plusieurs centaines d'espèces différentes, peuvent vous tuer !

    jardin,poison,angleterre,effrayantOn doit cette drôle d'idée à Jane Percy qui, en 1995, est devenue duchesse de Northumberland, un comté du nord-est de l’Angleterre qui s’étend jusqu’à la frontière avec l’Écosse. Sa famille a hérité du château d'Alnwick, siège traditionnel du duc de Northumberland, après la mort subite du frère de son époux.

    En s'installant au château, le mari de Jane lui a demandé d'imaginer quelque chose de nouveau pour les jardins, laissés quasiment à l'abandon.
    Jane va vite étonner son mari, qui a dû penser qu'elle allait juste planter quelques roses. En fait, dès 1996, elle recrute un architecte paysagiste français, Jacques Wirtz, qui a déjà travaillé aux Tuileries et dans les jardins de l'Elysée et tous deux vont réinventer les jardins d'Alnwick.

    Comme la duchesse de Northumberland déteste le conformisme et ne veut pas faire quelque chose de convenu, à l'image des autres jardins de la campagne anglaise, elle songe à ajouter aux jardins traditionnels un espace différent et inhabituel.
    Au début, elle pense créer un jardin d'apothicaire, mais lors d'un voyage en Italie, une nouvelle idée germe dans son esprit. C'est lors de la visite du fameux jardin des poisons des Médicis que Jane Percy songe à concevoir un jardin de plantes tueuses.

    Cette idée se confirme lorsqu'elle visite ensuite le site archéologique du plus grand hôpital de l’Écosse médiévale, où elle découvre les éponges soporifiques imbibées de jusquiame, d’opium et de pruche servant à anesthésier les amputés pendant les opérations au 15ème siècle.

    jardin,poison,angleterre,effrayantLa duchesse entreprend donc de recueillir des plantes vénéneuses de toutes origines et elle en sélectionne une bonne centaine avec un seul critère : ces plantes doivent raconter une bonne histoire. Pour la duchesse, cela veut dire que des plantes tueuses exotiques comme le brugmansia d’Amérique du Sud se mêleraient à des poisons plus communs comme les haies de laurier rose. Car, ce qu'ignore souvent le public, c'est que les plantes toxiques sont courantes. La haie de laurier rose, très présente dans les jardins, est ainsi très toxique.

    Lancé seulement en 2004, Le Jardin des Poisons est devenu l'attraction d'Alnwick Garden qui attire au total près de 800 000 visiteurs chaque année. L'espace dangereux est bien délimité, au milieu de cette oasis verte innocente, par un panneau au message sans ambiguité indiquant ce qui se cache à l'intérieur : "These plants can kill" (Ces plantes peuvent tuer).

    jardin,poison,angleterre,effrayantLes visiteurs peuvent y découvrir de près (mais pas trop) plus de 100 espèces parmi les plus dangereuses du monde, et découvrir la légende qui leur a valu cette hideuse réputation.
    Il est bien entendu interdit aux visiteurs de sentir, toucher ou goûter l'une d'entre elles et les jardiniers doivent porter des gants en permanence et prendre des précautions supplémentaires lorsqu'ils pénètrent dans cet espace clos.

    Pour les fans d'Harry Potter, ajoutons que le château d'Alnwick a servi de cadre pour Poudlard dans les deux premiers films de la série.

    • Informations pratiques : www.alnwickgarden.com
    • Adresse : Greenwell Road Alnwick, Northumberland, NE66 1YU.

    Important : ce texte est sous copyright. Vous pouvez publier un lien dirigé vers cette page, mais il est formellement interdit de reproduire l'article sans l'autorisation de l'auteur.

    Source : Bougervoyager.com

  • Les Chroniques du Confinement (mars-avril 2020)

    Imprimer Pin it!

    Si vous en avez raté une ou plusieurs, retour sur les 9 Chroniques du Confinement rédigées en mars-avril 2020.

    1. La disparue qui se cherchait elle-même
    2. La station service de l'I29
    3. Rencontres du 3ème type en 1920 ?
    4. Les naufragés qui s'ignoraient
    5. Que s'est-il passé à Ansacq en 1730 ?
    6. L'étrange personnage de Bourtourault
    7. Le dernier signe du lieutenant Murphy
    8. L'effrayant cimetière du Diable (Russie)
    9. Clinton Road, une route maudite ?

    Bonne lecture !

  • Conférences/dédicaces 2020

    Imprimer Pin it!

    Pour répondre à plusieurs demandes, voici mon agenda connu à ce jour de mes conférences et/ou dédicaces en 2020.
    Au plaisir de vous croiser sur la route :-)

    En raison de l'épidémie de coronavirus, nombre d'événement ont hélas été annulés ou reportés.

    • 13/03 : Conférence au Repas Ufologique de Tours reportée
    • 4/07 : Conférence Ufo à Valensole en suspens
    • 1/09 : Conférence Histoire et Mystère de l'Aude, domaine de la Salz à Sougraine à confirmer
    • 14-15/11 : Congrès ufologique de Montpellier
    • 27-29 novembre 2020 : Rencontres du Mystère et de l'Inexpliqué (BTLV) à Lyon

    + printemps 2021 à Sarlat (Dordogne).

    et vous pouvez aussi me retrouver sur BTLV pour des Libres Antennes ainsi que tous les mois pour un dossier inexpliqué.

  • Le dernier signe du lieutenant Murphy

    Imprimer Pin it!

    C'est une histoire vraie, celle d'une incroyable synchronicité, qui est arrivée à la famille Murphy endeuillée par la perte de leur fils Michael. C'est aussi l'histoire d'un héros.

    Aimé et respecté de tous, Michael Murphy était un militaire américain, titulaire du grade de lieutenant dans l'unité des SEALS, la principale force spéciale de la marine de guerre américaine (la fameuse US Navy).
    En 2005, il fut envoyé dans les montagnes d'Afghanistan, pour y diriger une mission de reconnaissance chargée de recueillir des informations sur un chef terroriste local.

    Mais son équipe de quatre hommes et lui ne purent mener leur mission à son terme. En effet, ils furent attaqués par des éleveurs de chèvres locaux qui indiquèrent ensuite leur position aux talibans.
    Les cinq soldats se sont retrouvés alors dans un combat terrible avec des troupes ennemies plus nombreuses.
    Dans le feu de l'action, le lieutenant Murphy s'est exposé au feu ennemi pour envoyer un message radio à son quartier général et obtenir de l'aide. Hélas, il a été mortellement blessé.

    main-qimg-9b26986e2bc61335d439279145fed72b[1].jpgLe sacrifice de Murphy du 28 juin 2005 pour que ses hommes aient une chance de survivre a valu au soldat la Medal of Honor décernée à titre posthume par le président G.W. Bush le 22 octobre 2007, la première remise depuis la guerre du Vietnam. De nombreux sites (rues, parcs, etc.) portent désormais le nom de Murphy aux Etats-Unis.
    D'ailleurs, peut-être que vous connaissez cette histoire, qui a donné lieu en 2013 au film "Lone Survivor" ("Du sang et des larmes" en français) de Peter Berg avec Mark Wahlberg et Eric Bana.

    Mais c'est lors de ses funérailles au cimetière national de Calverton le 13 juillet 2005 qu'il s'est passé un événement inattendu. Après la cérémonie, Dan et Maureen Murphy, dévastés par le chagrin, étaient en train de regagner leur véhicule.
    Soudain, le téléphone de Maureen a bipé. Elle n'avait pas la tête à consulter son téléphone à ce moment-là mais par réflexe, elle a quand même regardé l'écran. Elle a vu qu'elle venait de recevoir un message, qu'elle a ouvert...

    “Momma, home safe and sound. Mike”

    (Maman, à la maison, sain et sauf. Mike)

    Les mains de Maureen se sont mises à trembler. D'émotion, elle a lâché son téléphone qu'elle a ramassé ensuite. Le message était toujours là. Elle l'a montré aussitôt à Dan pour qu'il constate son existence. L'un et l'autre se sont alors tournés l'un vers l'autre et se sont souri malgré leur chagrin.

    Le SMS de Murphy ne venait pas de l'au-delà, du moins pas directement. Au fil des années, le militaire avait pris l'habitude d'appeler ou de texter ses parents à chaque fois qu'il arrivait à une nouvelle destination, c'était sa manière à lui de leur faire savoir que tout allait bien de son côté.
    Et, vérification faite, il a bien émis le SMS qu'a reçu sa mère, mais plusieurs mois auparavant alors qu'il arrivait à son lieu d'affectation à Hawaï.

    Ce qui demeure inexpliqué, c'est pourquoi ce SMS a mis autant de temps pour être envoyé et par quelle coïncidence il est parvenu à sa destinataire à un moment aussi douloureux, avec un message qui prenait instantanément une nouvelle signification.
    Quoi qu'il en soit, Dan et Maureen Murphy, fervents catholiques, ont interprété cet ultime message comme le signe que leur fils était bien arrivé dans son foyer éternel.

    Cette histoire a été racontée dans un documentaire consacré à Michael Murphy intitulé "Murph the Protector".

    Important : ce texte est sous copyright. Vous pouvez publier un lien dirigé vers cette page, mais il est formellement interdit de reproduire l'article sans l'autorisation de l'auteur.

  • L'étrange personnage de Bourtourault

    Imprimer Pin it!

    Voici une curieuse histoire, trouvée par hasard lors de recherches sur tout autre chose, qui a été publiée dans L'Ouest Eclair du 10 avril 1910 dans un court paragraphe intitulé "Un village hanté !"

    Melle.JPG

    Encore un petit village très tranquille, Mellé (Ile-et-Vilaine), dont la carrière des Beurrières a fourni les pierres en granit du pont Alexandre-III à Paris.
    A l'ouest de cette localité, dans un hameau nommé la plaine de Bourtourault (orthographié Bourtoureaux dans l'article de l'époque), il y eut début avril 1910 une agitation inhabituelle.
    L'Ouest Eclair raconte que depuis huit jours, la jeune servante de M. Juvigné (le propriétaire du hameau ou d'une des maisons, ce n'est pas précisé) a remarqué la présence d'un étranger rôdant dans les environs, tantôt habillé en homme ... et tantôt en femme.

    Cet étrange personnage, aux allures bizarres, demandait à parler à M. Juvigné mais prenait toujours soin de s'éclipser au moment où quelqu'un (Juvigné ou l'un de ses voisins) faisait son apparition.
    La servante s'inquiéta de ces apparitions qui reprenaient chaque jour à la nuit tombée. Elle raconta l'histoire aux villageois qui, convaincus de sa sincérité, s'en effrayèrent au point de s'armer aussitôt de fourches, de faux et de fusils.
    Depuis peu, précise l'article, ils montent la garde à tour de rôle. Mais le "fantôme", pas né de la dernière pluie à l'évidence, attend toujours que les sentinelles soient allées se coucher pour faire une apparition fugace.
    L'Ouest-Eclair indique enfin que "l'aventure n'est point finie" et que dans le reste de la commune, on ne prend pas l'affaire au tragique...

    Mon commentaire
    Les informations sont trop parcellaires et lointaines pour pouvoir se prononcer sur ce qui ressemble à une anecdote de l'étrange.
    Qui a vraiment vu ce personnage fantôme hormis la servante ? A quoi ressemblait-il vraiment ? Comment s'est terminée cette histoire ? Cet endroit était-il réputé pour des phénomènes inhabituels ou inexpliquées ?
    On l'ignore. Je n'ai pas trouvé d'autre article ou de chronique prolongeant le récit de ce cas et nous donnant le fin mot de l'histoire.

    Apparemment, le "fantôme" parlait puisqu'il a formulé le souhait de voir M. Juvigné, ce qui ferait quand même pencher pour un personnage humain.
    Le fait que l'apparition soit habillée soit en homme, soit en femme est plutôt étonnante. Je ne connais pas de témoignage sur des fantômes qui changeraient de costume au gré de leurs envies...  Y-a-il eu méprise de la part de la jeune servante ?
    Il aurait fallu c'est vrai, en savoir davantage sur celle-ci, sur sa personnalité. Etait-elle imaginative, convaincante au point de pouvoir déclencher une mini hystérie collective autour d'elle ?
    Si quelqu'un dispose de détails complémentaires sur cette histoire du début du XXème siècle, je suis preneur !

    Sources

    • L'Ouest Eclair, "Un village hanté", 10 avril 1910.
    • Mellé, fiche Wikipedia.

    Important : ce texte est sous copyright. Vous pouvez publier un lien dirigé vers cette page, mais il est formellement interdit de reproduire l'article sans l'autorisation de l'auteur.

  • Les naufragés qui s'ignoraient...

    Imprimer Pin it!

    C'est l'histoire incroyable de deux groupes de naufragés qui ont survécu en même temps, sur la même île, mais en ignorant totalement l'existence l'un de l'autre !

    François_Edouard_Raynal_A.Quinet_BNF_Gallica.jpgCelui qui a raconté cette aventure dans un récit autobiographique est aujourd'hui un peu oublié : François-Édouard Raynal, un navigateur, écrivain et fonctionnaire français. Né le 8 juillet 1830 à Moissac (Tarn-et-Garonne), il a dû exercer divers métiers après la ruine de son père juriste en 1844 : mousse sur un trois-mâts, régisseur de plantation à l'île Maurice à 19 ans, chercheur d'or en Australie à 22 ans, etc. En tout, il a sillonné pendant 23 ans les mers australes avant de revenir en France pour y devenir... fonctionnaire aux impôts.

    Le 12 novembre 1863, Raynal est à bord de la goélette Grafton qui quitte le port de Sydney. Mais son expédition à l'île Campbell s'avère infructueuse : ni mine d'étain argentifère comme escompté, ni phoques. Aussi le navire de 56 tonnes fait route vers les îles Auckland, des terres inhabitées à environ 480 kilomètres au sud de la Nouvelle-Zélande.

    Auckland_islands_topo.pngLe naufrage de la Grafton
    Le 31 décembre 1863, la goélette Grafton entre dans Motu Maha, le détroit des îles Auckland au nord de l'île Adams mais dans la nuit du 2 au 3 janvier 1864, le bateau est drossé contre les rochers du fjord Nord de Carnley Harbour dans la principale île de l'archipel.
    Cinq naufragés réussissent à atteindre la terre ferme et à récupérer quelques objets, des vivres pour deux mois, des armes et un canot. Ils sont tous de nationalité différente : le capitaine américain Thomas Musgrave, le marin norvégien de 28 ans Alexandre McLaren (Alick), le marin anglais George Harris (20 ans), le cuisinier portugais Henri Forgés (23 ans) et le français François Raynal.

    The-crew-of-the-Grafton-Source-Raynal-1892.pngSurvie
    Très vite, les cinq infortunés réalisent que d'éventuels secours ne viendront pas avant plusieurs mois. C'est pourquoi ils entreprennent de bâtir une cabane capable de résister aux ouragans de la zone subantarctique. Ils baptisent cette hutte d'un nom indien, Epigwaitt.
    Pour se nourrir, les naufragés devront se contenter de lions de mer, leur présence ou absence saisonnière décidant des périodes d'abondance ou de disette. Et leur menu sera complété par des oiseaux de mer, des moules et des poissons.
    Sur les îles Auckland, peu d'espèces végétales sont comestibles. Raynal réussira quand même à produire une bière buvable à partir de rhizomes locaux.

    Le capitaine de la Grafton, Thomas Musgrave, va rédiger avec ses compagnons d'infortune une véritable constitution pour régir leur vie de naufragés. La solide expérience de François-Édouard Raynal, qui a été chercheur d'or pendant 11 ans en Australie, se révèle précieuse. Grâce à lui, on réussit à fabriquer du ciment avec des coquillages, du savon et même des bottes et des vêtements en tannant des peaux de phoque. Le même Raynal racontera plus tard les affres endurées à cause des insectes de l’archipel, notamment les mouches noires.

    Délivrance
    Une année passe... Les cinq naufragés doivent se rendre à l'évidence : personne ne viendra les sauver. Ils doivent donc se tirer d'affaire seuls. Raynal convainc alors ses compagnons de construire une barque pontée sur la base du canot de la Grafton.
    Launching-the-Rescue-Source-Raynal-1892.pngPour cela, il s'agit d'abord de construire une forge équipée d'un soufflet en peaux de phoque, pour transformer les pièces métalliques récupérées sur l'épave en divers outils. C'est Musgrave qui fera les voiles à partir de celles récupérées sur les restes de la goélette.

    La barque est achevée mais elle ne peut contenir que trois des cinq naufragés. Finalement, le 19 juillet 1865, un an et demi après le naufrage, Musgrave, Raynal et Alick quittent l'île sur leur embarcation de fortune et parviennent au prix d'une traversée très périlleuse à rallier l'île Stewart à 450 km au nord. De là, ils peuvent rejoindre Invercargill au sud de la Nouvelle-Zélande et à peine arrivés, le capitaine Musgrave pilote lui-même l'expédition de sauvetage à bord d'un petit navire, le Flying Scud. Il arrive à temps pour sauver les deux autres naufragés d'une inanition inexorable.

    Thomas_G._Purvis_-_Invercauld.jpgLes "autres"
    Mais le plus extraordinaire sans doute, dans cette histoire, c'est que quatre mois après le naufrage de la goélette Grafton aux îles Auckland, un autre navire, l'Invercauld avait aussi fait naufrage mais... à l'autre extrémité !
    Le 11 mai 1864, l’Invercauld s'échoua sur les rochers de la pointe nord-est de la même île Auckland. Des vingt-cinq membres de l'expédition, six se noyèrent.
    Les survivants s'en tirèrent moins bien que ceux de la Grafton. Des dix-neuf naufragés restants, trois seulement furent recueillis vivants le 20 mai 1865 par le brick espagnol Julian qui les conduira à Valparaiso, au Chili. Auckland2.jpgIls furent donc sauvés trois mois avant les 5 naufragés de la Grafton par un navire que ces derniers ne virent jamais !

    Et ce qui laisse stupéfait, c'est que, malgré les 12 mois passés en commun sur l'île, les deux groupes de naufragés, qui ignoraient leur existence réciproque, n'ont jamais établi de contact entre eux, alors qu'ils étaient séparés d'à peine... une vingtaine de kilomètres !

    Postérité
    D'autres naufrages eurent lieu sur les îles Auckland, comme celui du Général Grant en mai 1866: sur les 25 membres d'équipage et 58 passagers, dix survivants seront ramenés par le Amherst en novembre 1867.
    Le capitaine de la Grafton, Thomas Musgrave, racontera son aventure en 1866 sous le titre "Castaway on the Auckland Isles" et François-Edouard Raynal fera de même en 1870 dans un livre intitulé "Les Naufragés, ou Vingt mois sur un récif des îles Auckland".
    FMIB_50706_Remains,_of_the__Grafton__Wreck,_Carnley_Harbour,_Auckland_Islands.jpgRécompensé par un prix de l'Académie française en 1874, le récit de Raynal est devenu, jusqu'à la Première guerre mondiale, le livre préféré des distributions de prix en fin d'année scolaire. Il a été réédité à de nombreuses reprises depuis.

    Revenu sur la terre ferme pour y occuper un poste dans l'administration fiscale, Raynal s'éteindra le 28 avril 1898 à Valence d'Agen.

    Du naufrage lui-même, il reste des noms aux îles Auckland : la baie Musgrave, le mont Raynal (644 m) et la pointe Raynal au sud d'Epigwaitt... Dans les collections du Museum of New Zealand à Wellington se trouvent des photographies (dont celles en noir et blanc qui figurent sur cette page), un morceau de la quille et deux boîtes.
    Wreck 1.JPGF.E. Raynal a également offert divers objets à la bibliothèque de Melbourne : une paire de bottes en peau de phoque, une aiguille à voile en os d'albatros, des soufflets de forge en peau de phoque. Enfin, une plaque commémorative a été apposée dans une rue du quartier Saint-Benoît de Moissac.

    Jules Verne
    Ce qu'on sait moins, c'est que le romancier scientifique français s'est inspiré du récit de Raynal pour son roman "L'Oncle Robinson" écrit en 1872-1873, d'abord refusé puis repris sous le titre "L'Île mystérieuse" en 1874. Raynal y est mentionné et les naufragés de l'air de Jules Verne sont cinq et de nationalité différente comme les naufragés de la Grafton...

    Le naufrage raconté dans le Sydney Mail du 7 octobre 1865

    Map-of-the-Epigwaitt-site-showing-the-on-shore-fragments-of-the-Graftons-hull-The-main.png

    The-section-of-the-Grafton-hull-found-on-the-beach-in-2002-Scale-05-m-Photo-Peter.png
    Les restes de l'épave de la Grafton en 2002

    Crédits photos noir et blanc :

    Wreck of Grafton, Epigwaitt, Auckland Islands, circa 1888, Auckland Islands, by William Dougall, Burton Brothers studio. Purchased 1943. Te Papa (C.010536)

    The site of Epigwaitt hut, c. 1907, taken during the Canterbury Philosophical Institute's Scientific Expedition to the Auckland Islands in 1907. Source: Auckland Weekly News, 2 January 1908; Sir George Grey Special Collections, Auckland Libraries, AWNS-1908010215-1.

    Important : ce texte est sous copyright. Vous pouvez publier un lien dirigé vers cette page, mais il est formellement interdit de reproduire l'article sans l'autorisation de l'auteur.

  • Rencontre du 3ème type... en 1920 ?

    Imprimer Pin it!

    C'est l'ufologue Joël Mesnard, éditeur entre 1988 et 2014 de la revue Lumières dans la Nuit, qui a rapporté ce témoignage étonnant. En 1973, il a recueilli en Dordogne le récit de Mesdames Louise Talbot et Marie Boussarie. 53 ans plus tôt, en 1920, ces deux personnes étaient les soeurs Grasset et elles ont vécu une aventure dont elles ont conservé un souvenir vivace.

    Si la date précise s'était perdue dans les limbes de leur mémoire, elles se souviennent que c'était de nuit à la belle saison, certainement un samedi ou un dimanche soir. Avec d'autres jeunes gens de leur âge, elles revenaient d'un bal de campagne et rentraient chez elles, au lieu-dit La Boucherie.

    Les deux soeurs ont rappelé à Joël Mesnard qu'à l'époque, il y avait encore beaucoup de jeunes dans les campagnes et que les soirs de bal étaient une distraction très prisée. Dans les zones isolées de Dordogne, les véhicules motorisés étaient très rares, donc tout le monde circulait à pied, le long de petites routes semblables à des chemins.

    La Lègerie 2.JPGLes deux soeurs Grasset marchaient donc la nuit avec quelques autres amis. Ils se trouvaient entre Samoulies (ou Chamouilley) et la Lègerie, près de Nontron.
    Peu avant de rejoindre La Lègerie, le petit groupe s'engagea dans une côte quand soudain, dans le ciel au-dessus d'un bois, à une distance que les soeurs estimèrent entre cent et deux cent mètres, les jeunes gens assistèrent à un spectacle hors du commun : plusieurs créatures de petite taille se déplaçaient dans les airs, et émettaient des sonorités musicales. Comme l'on dit les deux soeurs, on voyait "leurs petites jambes qui bougeaient... Elles étaient environnées de boules lumineuses et de lueurs donnant à l'ensemble un aspect féerique".

    Joël Mesnard précise qu'il n'a pas été possible, en 1973, de retrouver les autres témoins. Selon lui, la jeune Louise, âgée de 16 ans, n'a pas prêté plus d'intérêt que ça à l'apparition. Mais sa soeur Marie, "plus imprégnée d'éducation religieuse", l'aurait interprétée comme une apparition angélique.

    Mon commentaire

    C'est un témoignage intéressant car les observations de phénomènes aériens inconnus sont très rares dans les années 1920. Joël Mesnard lui-même avait rencontré un témoin sur une affaire de... 1919 (le témoin avait 13 ans à cette époque, 67 ans en 1973). Certes, il est question de boules lumineuses. Pour autant, peut-on vraiment parler d'ufologie ? Hormis les énigmatiques créatures, les témoins n'ont pas vu d'objet volant s'apparentant de près ou de loin à un ovni.

    Etang La Lègerie.JPGSur le témoignage lui-même, il est forcément lacunaire au regard du grand âge des témoins qui racontent une histoire survenue 53 ans plus tôt... Les détails font défaut : combien de temps a duré l'observation ? Les témoins ont-ils tous vu la même chose ? Se sont-ils approchés ? Avaient-ils bu à la soirée de bal ? A l'époque, avaient-ils une bonne vue ? etc.
    Les deux soeurs affirment avoir vu les "jambes des petites créatures", de nuit, à une distance supérieure à cent mètres. Est-ce plausible ? Les "créatures" en question ne faisaient-elles pas des mouvements ondoyants laissant imaginer qu'elles avaient des "jambes" ?

    Sur la zone, quelques précisions après vérification sur Google Maps : la "rencontre" se serait faite en réalité entre les lieux-dits Les Simoulies et la Lègerie, à une dizaine de kilomètres au nord-est de Nontron. Nous sommes sur le territoire de Pensol, en Haute-Vienne. Il y a bien un chemin entre ces deux petits hameaux. Les deux soeurs rentraient chez elles plus au sud à la Bucherie (et non à la Boucherie). Cela n'apporte pas grand chose à l'interprétation, j'en conviens, juste un peu de précision.
    En revanche, sur la carte de la zone, j'ai remarqué la présence entre Les Simoulies et la Lègerie de deux étangs, dont l'un est longé par le chemin qu'ont emprunté les deux soeurs.

    J'émets donc l'hypothèse, et cela ne reste qu'une hypothèse, que les deux soeurs et leurs amis auraient peut-être vu, non pas des créatures féeriques mais simplement... des feux follets.

    Tulilautta3.jpgDécrit depuis longtemps (mais peu étudié et très rarement filmé), le feu follet est une manifestation lumineuse, due à l'émanation de gaz et ayant l'apparence d'une petite flamme sans fumée qui ne brûle pas son environnement. C'est le plus souvent une lueur pâle de couleur bleutée, parfois jaunâtre ou vermillon, en forme de flammèche qui flotte dans l’air à une faible hauteur au-dessus du sol ou de l’eau. La lumière semble vacillante et diffuse, ce qui peut évoquer une forme de vie. Certains feux follets durent quelques dizaines de secondes, et très rarement plusieurs minutes. Dans l'imaginaire populaire, ce seraient des esprits malins ou des âmes en peine venues hanter les forêts désertes, les cimetières... et les marécages.

    Et justement, les feux follets ont été souvent observés autour des marais. Comme ceux situés entre les deux lieux-dits. A supposer que les deux soeurs aient observé en réalité des feux follets, ils resteraient à expliquer les sonorités musicales qu'elles affirment avoir entendu.
    Car, dans l'état de nos connaissances, les feux follets sont silencieux...

    Source : Joël Mesnard, Les apparitions d'ovnis, Le Mercure Dauphinois, 2016, p. 200

    Important : ce texte est sous copyright. Vous pouvez publier un lien dirigé vers cette page, mais il est formellement interdit de reproduire l'article sans l'autorisation de l'auteur.