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5. Disparitions non élucidées

  • Les Chroniques du Confinement (mars-avril 2020)

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    Si vous en avez raté une ou plusieurs, retour sur les 9 Chroniques du Confinement rédigées en mars-avril 2020.

    1. La disparue qui se cherchait elle-même
    2. La station service de l'I29
    3. Rencontres du 3ème type en 1920 ?
    4. Les naufragés qui s'ignoraient
    5. Que s'est-il passé à Ansacq en 1730 ?
    6. L'étrange personnage de Bourtourault
    7. Le dernier signe du lieutenant Murphy
    8. L'effrayant cimetière du Diable (Russie)
    9. Clinton Road, une route maudite ?

    Bonne lecture !

  • L'effrayant Cimetière du Diable (Russie)

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    Le cimetière du Diable, ce n'est pas un cimetière tel qu'on l'entend avec ses rangées de tombes et de mausolées.
    Non, c'est juste une prairie.... Mais une prairie très particulière, qui prend la forme d'une clairière circulaire au milieu d'une forêt de Sibérie.
    Une prairie sur laquelle la végétation est rare, les seules branches d'arbres que l'on peut y voir ont l'air carbonisé. On y trouve aussi des restes d'oiseaux et d'animaux mais ceux-ci, pour une raison inconnue, ne se décomposent pas. Aucun bétail ne vient s'ébattre dans cette prairie et les quelques humains qui vivent à proximité prennent bien soin de s'en écarter.

    Cimetiere du Diable Google Maps.jpgIl est vrai que cette prairie peu engageante traîne avec elle une sale réputation. J'ai eu du mal à la retrouver sur Google Maps parce que c'est juste une tache claire au milieu d'immenses massifs forestiers.
    C'est un euphémisme de dire qu'on est à l'écart du monde. Cette zone se trouve dans le district de Krasnoïarsk, en pleine Sibérie, au centre de la Russie et au nord de la Mongolie. C'est quasiment inhabité et extrêmement sauvage. Il y a une petite localité à proximité, mais Krasnoïarsk, la ville principale est à 800 km ! Comme il y a très peu de routes, il faut environ 12 à 13 heures pour s'y rendre avec un véhicule. Quant à la capitale Moscou, elle est à environ 5000 km de là.
    Bref, c'est très loin et dans toute la région de Krasnoïarsk, on considère cette zone comme l'endroit le plus effrayant de toute la Russie. Les gens l’appellent "Le Cimetière du Diable" (ou parfois la "clairière du diable" ou "la clairière de la mort" tout un programme !).

    La première mention de ce lieu inquiétant remonte au début de 1920. Un paysan, Semyon Polyakov du village de Karamyshevo, a raconté récemment comment son grand-père menait un petit troupeau de wapitis dans la taïga lorsqu'il est tombé par hasard sur cette prairie étrange. Sous ses yeux, plusieurs wapitis se sont écroulés nets sur le sol qui était chaud, comme brûlé.
    Par la suite, on a déplacé le chemin pour contourner largement cette zone car tous les éleveurs craignaient que leur bétail ne meure à l'approche du site. Mais il y a eu quand même une mortalité massive chez les bovins des villages voisins de Kostino, Chemba et Karamyshevo.

    A la fin des années 1920, un expert en bétail du nom de Semchenko s'est intéressé à la clairière du diable. Au centre de cette prairie, il y aurait une sorte de trou (qu'on ne voit pas, pourtant, sur les rares photos de l'endroit). Il a laissé tomber une corde dedans, sur plusieurs dizaines de mètres, mais elle n'a pas atteint le fond. Semchenko a remarqué que des oiseaux morts gisaient près du trou et que leur chair était d'une étrange couleur pourpre. Certains, dans la région, ont dit qu'ils avaient la peau qui scintillait...

    Par la suite, le gouvernement communiste a inventé une sombre histoire de tombes de démons, pour dissuader la population locale très superstitieuse de s'en approcher.
    Ce qui terrifie les gens du coin, c'est que dans cette clairière il n'y a rien de vivant, tout périt, des plantes aux animaux et aux gens.
    Mais ce n'est pas tout : il faut aussi parler de la centaine de personnes qui auraient disparu dans la zone depuis les années 30. Tous, et cela comprend au moins trois groupes organisés, le dernier en 1992 (un groupe de touristes de la ville de Nabarezhnye Chelny) se sont volatilisés et n'ont jamais été retrouvés. Sans doute se sont-ils perdus ou sont-ils morts de froid...
    Ces disparitions ont eu lieu en grande partie dans les années 80-90 lorsque le sujet a été abordé dans des revues russes et que cela a attiré les amateurs de mystère.

    L'endroit est très difficile d'accès, pendant une période courte dans l'année en raison du froid. Une fois sur place, il faut traverser la taïga, des pentes raides couvertes de bouleaux et de tourbières.  Et si par chance vous parvenez à vous y rendre, les guides locaux refuseront de s'approcher de la prairie à moins de 2 ou 3 kilomètres. Soit vous continuez à vos risques et périls, soit vous faites demi-tour.
    Quelques courageux qui ont fait une visite expresse ont raconté qu'ils avaient développé sur place de violents maux de tête, des nausées et une anxiété inexplicable.

    Cimetière du Diable 2.jpgEn 1991, une expédition de la ville de Vladivostok est partie à la recherche du cimetière du Diable. L’un des participants, Alexander Renpel, a décrit la situation : "l'aiguille de ma boussole était figée et pointait vers le Nord seulement. Le soir, les gens du groupe ont eu des picotements dans tout le corps, certains ont eux des maux de dents. Tout le monde se sentait mal et inquiet. En début de soirée, nous nous sommes approchés de la prairie. Nous avions un poste de radio qui a crépité et qui s'est éteint, nous avons préféré faire demi-tour".

    Deux autres expéditions montées par le groupe de recherche Phénomenon n'ont pas eu plus de succès. A chaque fois qu'elles s'approchaient de la prairie, tout leur équipement (téléphone, radio, caméras) tombait en panne et elles n'ont pas pris le risque de continuer.
    C'est comme si l'endroit se mobilisait pour repousser tous les intrus. Ils ont juste trouvé les ruines d'un vieux moulin à eau dans la forêt, le long d'un cours d'eau, dont ils ne s'expliquent pas la présence car loin de tout, à plus de cinq ou six kilomètres du premier village. Ce moulin aurait été construit dans les années 20, justement au moment où le phénomène aurait commencé. Il y avait donc quelqu'un dans le coin à cette époque...

    Quelles explications ?

    Dans les documents déclassifiés de l'Académie sibérienne des sciences, il est avancé l'hypothèse que la mort des plantes et des animaux pourrait être due à des oscillations acoustiques à basse fréquence et des chocs sismiques brefs mais fréquents. Sans pour autant qu'il y ait des preuves ou des mesures scientifiques de ces phénomènes.

    Ce qui est dit sur les oiseaux dont la peau "scintillerait" pourrait faire penser à une contamination radioactive (la chute d'un missile à cet endroit, par exemple) mais apparemment on n'y aurait enregistré aucune radioactivité.
    Le gouvernement soviétique qui, manifestement, n'appréciait pas les curieux, a-t-i procédé à cet endroit à un test chimique ? Et si oui, lequel dans les années 1920 ?

    Dans les années 1980, Victor Zhuravlev, professeur de physique et de mathématiques, membre du département sibérien de l’Académie des sciences de l’URSS, a suggéré qu’un feu de charbon souterrain brûle en permanence sous le Cimetière du Diable. En cas de manque d’oxygène, la combustion du charbon s’accompagne de l’émission de gaz de monoxyde de carbone incolore et inodore qui empoisonne les organismes vivants. Ce qui pourrait expliquer les maux de têtes et autres maladies signalées sur place.
    Mais est-ce que cela expliquerait cette forme ovale de la prairie ? Et surtout, cela ne permet pas de comprendre pourquoi les instruments tombent en panne et les disparitions dans cette zone.

    800px-Tunguska_event_fallen_trees.jpgUne autre théorie, que je trouve très intéressante, relie le Cimetière du Diable à la chute de la fameuse météorite de Toungouska en 1908. On sait que cette année-là, un corps céleste s'est écrasé dans la taïga en Sibérie, détruisant de vastes zones inhabitées. On pense qu'un morceau de cette météorite aurait pu s'écarter de sa trajectoire et venir frapper cette portion de la région, créant cette mystérieuse prairie aux propriétés si particulières.
    Cela aurait déclenché à cet endroit une altération du champ magnétique qui pourrait expliquer les maux de tête des visiteurs, les morts des animaux et des plantes et le fait que les instruments électroniques se détraquent.
    Reste que selon les archives de l’Académie sibérienne des sciences de l’ex-URSS, la sinistre clairière se trouve quand même à 400 km de l’endroit où la météorite de Toungouska a explosé et les premières histoires sur la prairie ont commencé à circuler vers 1920 et durant toutes les années 1920, soit plus de 12 ans après l'écrasement de la météorite. La première expédition scientifique sur place date de 1927.

    Bref, le Cimetière du Diable est un endroit sinistre, mortifère et mal connu, qui existe réellement et qui pourrait être une sorte de passage vers l'enfer... Les gens du coin ont même érigé des statues en bois pour dissuader les gens de s'y rendre.

    Et comme il n'y a pas de petit profit, il semblerait que certains entrepreneurs sans scrupules aient mis sur pied un faux "Cimetière du diable" à proximité du vrai, réclamant une fortune aux touristes naïfs pour atteindre cet emplacement, qui n’est d’aucune importance et tout à fait sûr.

    J'ai raconté cette histoire lors d'un live sur BTLV en avril 2020.

    Important : ce texte est sous copyright. Vous pouvez publier un lien dirigé vers cette page, mais il est formellement interdit de reproduire l'article sans l'autorisation de l'auteur.

  • La disparue qui se cherchait elle-même

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    En août 2012, c'est une péripétie étonnante qu'a vécu un groupe de touristes en excursion en Islande. Ces voyageurs étaient partis visiter en bus les hautes terres du sud de l'île. En fin de journée, ils ont fait halte à proximité du canyon volcanique Eldgja.

    Là, l'une des femmes asiatiques du groupe est descendue du bus pour s'isoler afin de se changer et de se rafraîchir puis elle a repris sa place.
    Sauf qu'à son retour, pour une raison inexpliquée, aucun de ses compagnons d'excursion ne l'a reconnue.
    Tous les touristes ont alors pensé que la femme qui avait quitté le bus avait disparu.

    1297305313062_ORIGINAL.jpgTrès vite, la nouvelle de la disparition d'une passagère s'est répandue et l'organisateur a fait un appel en donnant une description de la personne en question.
    Et là, autre phénomène incroyable, la femme n'a pas reconnu sa propre description et elle s'est jointe sans se faire prier au groupe de recherches qui fut vite mis en place !

    C'est ainsi qu'une bonne cinquantaine de personnes ont passé des heures, la nuit tombée, à chercher la "disparue" à pied et avec quelques véhicules. Chaque recoin de terrain a été examiné sans relâche et il a même été envisagé de recourir à un hélicoptère doté d'un puissant projecteur.

    Finalement, on ne sait trop qui s'en rendit compte (peut-être quelqu'un qui avait eu enfin l'idée de compter les touristes?), mais vers 3 heures du matin, les recherches furent interrompues lorsqu'il devint évident que la femme disparue faisait en fait partie des volontaires... et se cherchait elle-même.
    Il arrive que l'on voyage pour trouver son moi profond, mais de là à se chercher soi-même dans la nature au sens propre du terme...

    Source : Le Toronto Sun, 28 août 2012

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  • BTLV : "Les yachts du mystère" (émission 1/02/2017)

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    Les histoires de vaisseaux fantômes, il en existe des dizaines à travers le monde, certaines sont des légendes comme celle du Hollandais Volant qui a inspiré la série de film Pirates des Caraïbes, d’autres sont bien réelles, comme la plus connue d’entre tous, l’affaire de la Mary-Celeste, ce grand voilier américain qui fut découvert abandonné, sans son équipage, au large des Açores le 4 décembre 1872. Le mystère entourant la disparition des marins n'a jamais été résolu.

    Sur BTLV, ce 1er février 2017, je me plonge avec vous dans deux dossiers beaucoup plus récents. Le premier s’est déroulé en Australie en 2007 et le second pas plus tard que l’an dernier, en 2016, aux Philippines. Dans les deux cas, les deux affaires baignent dans un climat très étrange... 

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  • MH370 : personne ne pilotait l'appareil au moment du crash

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    Le Bureau australien de la sécurité et des transports (ATSB) a rendu public mercredi 2 novembre un rapport qui discrédite la thèse selon laquelle le pilote maîtrisait le Boeing de la Malaysia Airlines avant qu'il ne s'écrase dans l'océan Indien en mars 2014.

    Lire l'article complet sur Le Figaro

    Je vous invite aussi à consulter l'infographie interactive qui rappelle de manière détaillée les circonstances du drame.

    Même si les éléments s'accumulent pour démontrer qu'il y a eu probablement un crash de l'avion dans l'Océan indien, on ignore toujours précisément ce qui est arrivé à l'appareil disparu.

    Le fait que l'avion n'était pas piloté au moment de son contact avec l'eau ne réduit pas forcément le nombre d'hypothèses possibles : qui dit absence de pilotage ne signifie pas absence de pilote dans le cockpit à ce moment-là (voir le crash de la German Wings). A-t-on laissé volontairement l'avion s'abîmer en mer, soit par décision du commandant de bord, soit sous la contrainte ? Ou bien le personnel de bord était-il dans l'incapacité de piloter l'avion (inconscient, voire mort) ? 
    Les hypothèses du suicide du pilote, du détournement ou de l'accident mortel (type incendie à bord ou dépressurisation lente) restent valides à ce jour. Seule la découverte de l'épave pourrait sans doute apporter un éclairage nouveau.

  • Affaire D.B. Cooper : le FBI a refermé le dossier

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    C'est l'histoire d'un homme qui, en 1971, détourna un avion reliant deux villes de l’Etat de Washington aux Etats-Unis, l’obligea à atterrir à Seattle et, après avoir échangé les 36 passagers contre une rançon de 200 000 dollars et quatre parachutes, repartit avec les membres d’équipage.

    En route vers le Mexique, le pirate de l'air sauta en parachute, en pleine nuit au-dessus d’une dense forêt, sa rançon à la main.
    Ni l’homme, qu’on a ensuite baptisé D.B. Cooper, ni son butin n'ont jamais été retrouvés.

    Le 12 juillet 2016, du nouveau, quelque 45 ans après, avec la fermeture annoncée du dossier par le FBI. L'organisme américain déclare qu'il ne réouvrira ce "cold case" que si des éléments concrets se présentent.

    Pour en savoir plus, lisez cet article du Monde ou, de manière beaucoup plus détaillée, le chapitre consacré à l'affaire dans le tome 2 de mes Dossiers inexpliqués.

  • MH370 : que sait-on de vraiment nouveau ?

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    "Un journal australien affirme que le mystère du vol disparu le 8 mars 2014 est en partie résolu. Selon lui, le Boeing 777 aurait «plongé à grande vitesse» avant de se disloquer au contact de l'eau. Mais cette théorie se base sur des informations très parcellaires".

    La version du crash à haute vitesse vient contredire celle du crash volontaire, que je critiquais dans un post précedent.
    Je vous conseille la lecture complète de cet article de Libération qui montre les limites des nouvelles hypothèses sur cette disparition qui demeure toujours inexpliquée.
      

  • MH370 : l'hypothèse du crash volontaire semble peu étayée

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    2048x1536-fit_debris-presume-mh370.jpgC’est l’information du jour, reprise par l'ensemble des médias ou presque : un nouvel élément viendrait étayer la thèse du crash volontaire du vol MH370 de la Malaysian Airlines.  

    Crash volontaire ?

    A l’appui de cette théorie, les propos d’un expert canadien, Larry Vance, ancien responsable du Bureau de la sécurité aérienne du Canada, qui a conduit plus de 200 enquêtes sur des crashes aériens, et qui, selon la BBC, a déclaré à la télévision australienne : « quelqu’un pilotait l’avion jusqu’à la fin, quelqu’un a mené l’avion dans l’eau, il n’y a pas d’autre hypothèse ».

    Pour étayer ses affirmations, cet expert s’appuie sur l’examen d’un morceau d'aile retrouvé sur l'île de la Réunion en 2015, soit plus d'un an après la mystérieuse disparition de l’appareil. Pour lui, l'aspect dentelé du volet-aileron retrouvé laisse supposer une érosion plutôt qu'une casse, et ce ne serait pas possible si l'appareil était simplement tombé dans l'eau.
    L’expert estime donc que le pilote a déployé cet aileron pour atterrir, preuve selon lui que quelqu'un était bien aux commandes à ce moment-là. "Vous ne pouvez pas le déployer autrement que par une décision humaine", a déclaré Larry Vance. 

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  • MH370 : la piste du pilote relancée ?

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    MH370-pilots_2860105b.jpgAlors que les autorités malaisienne et australienne annoncent la fin prochaine des recherches officielles, on apprend, selon une information révélée vendredi 22 juillet par le New York Magazine, que le pilote du vol MH370, disparu il y a plus de deux ans, avait mené un exercice de simulation de vol sur une trajectoire similaire quelques semaines avant le crash...

    Cette information n'est guère surprenante en soi tant le profil du commandant de bord méritait qu'on s'y intéresse de très près.

    Voici ce que j'écrivais dans le premier chapitre du tome 2 des Dossiers inexpliqués paru en octobre 2015... 

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  • Vol MH370 : complément d'info

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    Je soumets à votre curiosité l'article, complet et pédagogique, publié par le commandant de bord Christian Roger sur son blog.
    C'est une mine d'informations, avec notamment l'analyse de l'hypothèse désormais la plus privilégiée par les autorités, celle d'un vol mortel dépressurisé...

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