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4. Troublantes apparitions

  • Non, Dean Koontz n'a pas prédit le Coronavirus... et Astérix non plus !

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    Les faits
     
    Depuis la mi-février, de nombreux internautes relaient sur les réseaux sociaux des extraits d'un roman de Dean Koontz de 1981 intitulé "Les yeux des ténèbres". Dans ce livre, l'auteur imagine l'apparition d'un virus capable d'anéantir toute l'humanité.
    Ce qui a retenu l'attention des internautes, c'est le nom du virus: Wuhan-400. (Wuhan est, pour rappel, le berceau du coronavirus COVID-19 qui sévit actuellement sur la planète et qui a fait 2981 morts au 29 février 2020).
    Une autre constatation relayée par les réseaux : lorsque le livre a été publiée en 1981, le virus ne portait pas ce nom, il s'appelait "Gorki-400". Il a donc été modifié à l'occasion d'une réédition en 2020. Enfin, dernière coïncidence : une phrase d'une autre page semble indiquer que le virus du roman aurait envahi la Terre "aux alentours de 2020".
     
    Darren.PNGCette rumeur a été lancée en premier, semble-t-il, le 16 février 2020 sur Twitter par un certain Darren de Plymouth.
    Le même jour, un leader du Congrès indien, du nom de Manish Tewari, a cité le roman (comme une source d'information ??) pour soulever l'hypothèse que le virus serait une arme biologique des Chinois... (lire ici)
     
     
     
     
    Ce que j'en pense
     
    Ayant lu pléthore de romans de Dan Koontz dans les années 80/90, j'ai été forcément intrigué par cette rumeur. Et autant le dire tout de suite, cette "révélation" ne tient pas la route.
     
    Deux textes qui n'ont rien à voir
     
    ERqDkLcUwAA10tj.jpgCommençons par la page qui parle de 2020...On y voit un passage entouré en orange : "In around 2020 a severe pneumonia-like illness will spread throughout the globe, attacking the lungs and the bronchial tubes and resisting all known treatments.”
    Il faut être vraiment myope ou de mauvaise foi pour voir que ce texte n'a rien à voir avec le roman de Koontz : la typo des caractères est différente et surtout on s'aperçoit tout de suite que ce n'est pas un texte de fiction, mais un essai.
    En fait, ce passage provient du livre "End of Days: Predictions and Prophecies About the End of the World" écrit en 2009 par une médium du nom de Sylvia Browne. Celle-ci a t-elle prédit l'arrivée du coronavirus ? Peut-être mais ce genre de prédiction catastrophique est largement répandu dans les livres de "prédictions"... et peut s'appliquer à bien des événéments. En cherchant bien, on doit pouvoir trouver des messages similaires chez Nostradamus. Peu importe, le fait est que cette page n'a absolument rien à voir avec le roman de Koontz, ce qui n'a pas empêché de petits malins de laisser croire que c'était une seule et même source.
    Revenons maintenant au roman "Les yeux dans les ténèbres". Notons d'abord que Koontz n'est pas le premier, ni le seul à écrire une histoire contenant un virus mortel pour l'humanité. D'autres que moi auront peut-être envie de faire la recherche, mais il n'est pas exclu qu'il existe plusieurs romans d'anticipation avec des similitudes encore plus troublantes.
     
    Le nom Wuhan-400
     
    Certes, Koontz a bien écrit un roman dans lequel il décrit un virus qui s'appelle Wuhan-400. Et lorsque le livre a été publié en 1981, le virus ne portait pas ce nom, il s'appelait "Gorki-400".
    Etrange ? Pas tant que ça, lorsqu'on sait que la première version de 1981 fut publiée sous le pseudonyme de Leigh Nichols en pleine guerre froide et que le "méchant d'en face" était russe. Ensuite, la première réédition sous le nom de Dan Koontz ne date pas de 2008 comme on le voit indiqué partout, mais de 1989 (source Reuters) et la première mention du nom Wuhan-400 de 1996... 
     
    1eye.jpgSeul le romancier lui-même pourrait nous expliquer la raison de son choix et Reuters, notamment, cherche à le joindre à l'heure où j'écris ces lignes.
    Mais je suis prêt à parier qu'à l'occasion de cette réédition sous son vrai nom, Koontz a fait une révision de son roman. Et la Guerre Froide s'évaporant, il a fait comme tous les romanciers et scénaristes américains de l'époque, il a changé de "méchant". Et donc il a réorienté l'intrigue vers la Chine. Lorsqu'il a fallu trouver un nom chinois au virus, il a dû regarder quelle grande ville était réputée pour ses laboratoires et il est peut-être tombé sur Wuhan dont le fameux institut de virologie existe depuis 1956... En plus, Wuhan, d'un point de vue de romancier, franchement, ça sonne pas mal.
     
    Pas tant de similitudes que ça
     
    Si l'on regarde en détail ce que raconte Koontz, en fait "son" virus n'est pas si ressemblant que ça avec le Covid-19. Contrairement à ce dernier qui a surgi en décembre 2019 sur un marché de Wuhan où se font des ventes illégales d'animaux sauvages, le virus imaginé par le romancier américain a lui été créé en laboratoire par des communistes chinois pour éradiquer leurs opposants politiques.
     
    D'autres différences existent entre la réalité et le virus du roman, comme par exemple le temps d'incubation (4 heures dans le cas du virus de fiction, 14 jours au moins pour le coronavirus) ou bien son taux de mortalité (quasi 100% pour le virus Wuhan-400, de 2 à 3% pour le vrai coronavirus) ou sa transmission inter-espèces (juste chez les humains dans le roman, d'une chauve-souris probablement vers l'homme en réalité).
    Idem pour les effets : le virus de Koontz libère une toxine qui dévore les tissus du cerveau, alors que le Covid-19 déclenche fièvre, toux et difficultés respiratoires pouvant aller jusqu'à la pneumonie et troubles sévères de la respiration.
     
    Je vois bondir d'ici les complotistes (qui, le plus souvent, ne savent même pas faire la différence entre une virus et une bactérie) persuadés contre vents et marées que c'est une arme biologique sortie volontairement ou non du fameux laboratoire P4 de Muhan. L'OMS a déclaré officiellement lors d'une conférence de presse que le virus venait d'un animal et qu'il n'y avait aucune preuve qu'il était issu d'un laboratoire. On révisera notre jugement si de nouveaux éléments sont produits prochainement pour ou contre cette théorie.
    Au passage, je ferai remarquer que si le Covid-19 était une arme biologique sortie d'un laboratoire, il a été conçu par des amateurs parce que son efficacité est quand même limitée...
     
    Et Astérix dans tout ça ?
     
    Coronavirus Astérix.jpgDans la même période, des internautes ont trouvé dans la BD d'Astérix de 2017 intitulée "Astérix et la Transitalique" qu'un pilote de char romain s'appelait Coronavirus. Et ils y voient donc une autre "prédiction" de l'arrivée du virus.
    Apparemment, ces mêmes internautes doivent s'informer dans Closer ou sur la chaîne Youtube de Norman pour ne pas avoir le moindre grain de bon sens. Le terme de coronavirus existe depuis des décennies, on ne vient pas de l'inventer. Si je suis le scénariste d'Astérix et que j'ai besoin de trouver de nouveaux noms de personnages à consonance gauloise ou romaine (finissant par "ix" ou par "us"), je vais chercher parmi tous les termes existants et forcément je vais tomber sur "coronavirus", un terme qui d'ailleurs avait été médiatisé en 2003 ou en 2010 lors de l'affaire du H1N1 (des années avant la publication de la BD). Donc rien de stupéfiant à ce que le terme, un peu par hasard, se retrouve au détour d'une page des aventures de nos valeureux Gaulois.
     
    Conclusion

    Dean Koontz a bien imaginé un virus qui s'appelle "Wuhan-400" mais sa description a très peu à voir avec le coronavirus actuel. S'y ajoutent une connexion avec un autre texte qui n'a rien à voir et des similitudes qui n'en sont pas vraiment... 
    Bref, la soi-disante prédiction n'en est pas une, tout au plus une forme de coïncidence et ne mérite pas qu'on s'y attarde davantage.
     
    Statut : expliqué.
     
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  • Non, des aliens n'ont pas guéri des enfants cancéreux en Andorre !

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    On m'a remonté cette histoire bizarre selon laquelle des entités venues d'ailleurs auraient obtenu la guérison d'enfants en phase terminale de cancer dans un hôpital d'Andorre, entre la France et l'Espagne.
    Des rumeurs circuleraient, notamment aux Etats-Unis à ce propos... Qu'en est-il vraiment ?

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  • Valensole, 1er juillet : le rendez-vous ufologique de l'été !

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     C'est l'événement à ne pas manquer en ce début d'été 2018.

    Le 1er juillet, les passionnés d'ufologie sont invités à Valensole pour une journée exceptionnelle commémorant la fameuse rencontre du 3ème type de Maurice Masse en 1965.
    Conférences, dédicaces, animations vont se succéder tout au long de la journée, organisée par le MUFON France en partenariat avec BTLV.

    Lors de la première conférence, j'aurai le plaisir de revenir sur le dossier Valensole en compagnie de Maurice Chaspoul, ami personnel de Maurice Masse.  Au plaisir de vous croiser sur place, au pays de la lavande !

    Découvrir les modalités et le programme de la journée

  • Erratum "Affaires Etranges" : l'affaire Carl Higdon

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    Un lecteur attentif qui a également écouté mon émission sur BTLV m'a fait remarquer, et je l'en remercie, qu'il manquait un passage dans le dossier sur Carl Higdon. 
    Je l'ajoute donc ici en espérant que ce désagrément n'a pas trop perturbé votre lecture.

    p. 197, juste avant le sous-chapitre "La Rencontre", il faut donc ajouter le passage ci-dessous :

     

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  • L'homme de Taured, voyageur spatio-temporel ?

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    Homme-de-Taured-Un-grand-mystère-567x330.jpgDans la littérature de l'étrange, on trouve en abondance des histoires de personnages curieux apparus du jour au lendemain.
    J'ai eu l'occasion dans mes Dossiers Inexpliqués d'évoquer de véritables affaires comme Jérome, le naufragé inconnu de Sandy Cove (Canada) ou bien l'histoire des deux enfants verts de Woolpit.

    Mais il y a aussi ces cas d'apparitions curieux et controversés dont la fiabilité est beaucoup plus contestable. Comme, par exemple, l'histoire de l'homme de Taured.

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  • 26 juin 2017 : conférence de Jacques Vallée, Paris

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    Ce lundi 26 juin 2017, Jacques Vallée donnait une conférence à l’espace 104, rue de Vaugirard à l’invitation de l’Institut Métapsychique. Près de 200 personnes étaient présentes à cet événement très attendu.

    Après une brève présentation de l’invité par les organisateurs, celui-ci prend la parole et précise d’emblée le sujet de son intervention « What do we know about the material composition of UFO’s ? » ("Que savons-nous sur la composition matérielle des Ovnis ? »).
    Résumé de cette soirée exceptionnelle, en espérant n'avoir pas dénaturé la pensée de Jacques Vallée.

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  • Météorite de Victoria (Australie) : une vidéo bien curieuse

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    La vidéo a surgi le vendredi 19 février 2016 sur les réseaux sociaux mais la scène se serait déroulée en fait le 27 janvier dernier, vers 20h40...

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  • Les fausses vidéos d'OVNIS : un vrai business

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    2012-04-16_a_07.40.06.pngElles pullulent sur le Web, et principalement sur Youtube. Elles, ce sont les fausses vidéos de soucoupes volantes que de petits malins tentent de faire passer pour authentiques, comptant sur la crédulité d'une vaste majorité d'internautes qui croient dur comme fer à tout ce que montre le site de partage de vidéos.

    Ce qu'ignorent ces naïfs, c'est que nombre de ces vidéos, volontairement floues ou tremblantes, sont en fait fabriquées à la chaîne pour être diffusées en ligne, capter un maximum d'audience et donc générer des gains publicitaires...
    Il arrive aussi, et le motif est plus louable, que des spécialistes des effets spéciaux explorent les capacités de leurs logiciels d'animation.

    Si le sujet vous intéresse, lisez l'article passionnant de Loïc H Rechi sur le site de la Gaité Lyrique.

  • Des photos de fées, vraiment ?

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    Le Daily Mail, dans son édition du 3 avril 2014, rapporte qu’un universitaire britannique, John Hyatt, qui prétend avoir photographié de petites fées volant dans l’air de la campagne anglaise, est convaincu que ces petites créatures sont bien réelles. L’homme, âgé de 53 ans, directeur de l’Institut de Manchester pour la Recherche et l’Innovation en Art et Design (MIRIAD) raconte les avoir vues entre 2012 et 2014, dans la vallée de Rossendale, dans le Lancashire.  

    article-2596119-1CCC53AD00000578-872_634x580.jpgDepuis, il a organisé une exposition, Rossendale Fairies, au Whitaker Museum de Rossendale, pour dévoiler ses clichés et proposer aux visiteurs de les aborder avec l’esprit ouvert : « c’est à chacun de décider par lui-même ce qu’elles sont (….) Les gens qui les ont vues ont dit qu’elles avaient apporté un peu de magie dans leur vie, et ça manque dans le coin ».

    Déjà, en 2009, Phyllis Bacon, 55 ans, pensait qu’elle avait pris une photo de fée au fond de son jardin, à New Addington, près de Croydon dans le sud de Londres.  Surtout, cette histoire rappelle la fameuse affaire des fées de Cottingley qui agita l’Angleterre en 1917.
    Dans ce petit village du Yorkshire, une jeune fille de 16 ans, Elsie Wright, prit une photo de sa cousine de dix ans, Frances Griffiths, jouant avec des « fées » sur le bord d’un ruisseau longeant le jardin de la maison d’Elsie. Quelques jours plus tôt, la jeune Frances était tombée dans le cours d’eau alors qu’elle s’amusait avec des fées, selon ses dires. La photo devait être une preuve qu’elle n’avait pas raconté n’importe quoi à sa mère.

    cottingley-fairies.jpgPolly Wright, la mère d’Elsie et sa sœur, Annie Griffiths (la mère de Frances), intriguées, montrèrent le cliché à des « spécialistes » de la Société Théosophique de Harrogate qui, peu au fait des techniques de la photographie, conclurent que la photo était authentique, ce qui lui conféra une notoriété mondiale.

    Ce n’est qu’en 1983, alors qu’elle était âgée de 76 ans, que Frances avoua la supercherie, expliquant que les deux jeunes filles avaient fabriqué une sorte de photo montage avec des illustrations découpées dans des magazines et des dessins qu’elles avaient fait tenir avec des épingles...

    Dans le cas de M. John Hyatt, on ne peut que l’inviter à s’informer sur les effets des flashes lumineux sur les insectes en vol, qui peuvent créer une telle illusion. Simple auto-persuasion ou intention délibérée de faire parler de lui ? Qu’importe, le dossier demeure très peu crédible.

    Statut : canular

  • Le soldat fantôme de Gallipoli

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    dossier,inexpliqué,mystère,insolite,étrange,soldat,fantômeGallipoli fut le théâtre de la mystérieuse disparition d'un bataillon, que je relate dans le chapitre 11 des "Dossiers inexpliqués". Mais sur la péninsule turque, il n'y a pas que des soldats qui disparaissent, il y a aussi d'étranges apparitions.

    C'est la drôle d'histoire qui est arrivée à Leon Weeks, un archéologue américain venu à Gallipoli au début des années 1950 à la recherche de vestiges de la campagne militaire de 1915-1916. Dès son arrivée, il choisit de s'écarter de la civilisation et il plante sa tente loin des villages, dans les collines encore criblées par les tirs d'obus de la première guerre mondiale. Le jour, il explore la contrée, en quête de traces ou de reliques du conflit. Dans la soirée, profitant de sa solitude, il dresse un plan d'exploration pour le lendemain.

    Or, un soir justement, alors qu'il récupère de ses efforts devant son campement, il est sur le point d'enflammer sa cigarette lorsqu'il remarque, sur le versant opposé de la colline la silhouette d'un homme qui avance, tirant derrière lui un âne. Sur l'animal repose ce qui semble de loin être un corps.
    Weeks interpelle l'inconnu, mais celui-ci qu'il ne l'ait pas entendu ou qu'il refuse de lui parler, ne répond pas. L'archéologue insiste et tente de rattraper le mystérieux équipage. Mais Weeks, malgré ses efforts, ne parvient pas à les rejoindre.

    dossier,inexpliqué,mystère,insolite,étrange,soldat,fantômeLe lendemain, la même scène se reproduit. Weeks a le temps de distinguer que le corps allongé sur l'âne porte des bottes de cuir, mais il échoue encore à l'approcher. Durant plusieurs nuits d'affilée, Leon Weeks essaie tant bien que mal d'atteindre l'homme et son animal, mais comme par magie, cela lui est impossible. A la fois intrigué et irrité, l'archéologue retourne finalement aux Etats-Unis.

    Le récit aurait pu en rester là si une autre découverte n'avait pas laissé pantois notre explorateur. En 1968, Weeks rend une visite à l'un de ses amis anglais et évoque son séjour à Gallipoli. L'ami, philatéliste passionné, possède justement une collection comportant des timbres australiens évoquant cette campagne militaire.
    En parcourant les petites vignettes de papier, Weeks sursaute : l'un des timbres présente, sous forme de dessin stylisé, la scène à laquelle il a assisté une quinzaine d'années plus tôt : un homme menant un âne portant un soldat blessé ! Comment est-ce possible ?

    Il se tourne vers son ami anglais qui lui raconte que le timbre a été émis trois ans plus tôt en 1965 en l'honneur d'un certain John Simpson Kirkpatrick, un soldat brancardier d'origine anglaise, qui a parcouru les champs de bataille de Galipoli au péril de sa vie pour ramener les soldats blessé à dos d'âne. On dit qu'il sauva ainsi des dizaines de malheureux promis à une fin certaine. En mai 1915, Kirkpatrick fut frappé par des éclats d'obus ottomans et l'on l'enterra dans les collines de Gallipoli...
    Est-ce son spectre qu'a vu Leon Weeks dans les années 1950 ?

    Statut : récit inexpliqué

    Photos :
    - Les troupes australo-zélandaises débarquent à Gallipoli en 1915.
    - Une présumée photo du véritable John Simpson Kirkpatrick (à droite).